Politique

Municipales : Jean Codognès, "invité du petit-déjeuner"

Par François David, France Bleu Roussillon lundi 10 février 2014 à 11:15

Jean Codognès sur France Bleu Roussillon ce lundi matin
Jean Codognès sur France Bleu Roussillon ce lundi matin © Radio France

Chaque lundi, France Bleu Roussillon accueille pendant deux heures un candidat à la mairie de Perpignan. Pour la deuxième émission, le tirage au sort a désigné le candidat Europe-Ecologie-Les Verts, Jean Codognès.

6h45 – Jean Codognès pousse la porte de France Bleu Roussillon

Veste noire et cravate rouge, le candidat est accompagné d’une colistière, Agnés Langevine. Il accepte volontiers du café…

7h04 – réforme des rythmes scolaires : "Une excellente réforme"

Interrogé sur la grogne des enseignants et des parents d’élèves face à la réforme des rythmes scolaires (qui doit s’appliquer dans toutes les communes à la rentrée prochaine), Jean Codognès dit "comprendre les réticences des parents" , mais défend le projet du gouvernement.

Codo 7h04 - Rythmes scolaires

7h10 - Mais qui est donc Jean Codognès ?

Le candidat écologiste est-il connu des Perpignanais ? Connaissent-ils son parcours politique ? France Bleu Roussillon a promené son micro dans les rues de la ville.

Codo 7h10 - Notoriété

7h17 – Baptiste Guiet dresse le portrait du candidat

Où l’on apprend que Jean Codognès était fils de marchand de chaussures, qu’il a été l’avocat de Michel Platini, et député socialiste avant d’être exclu du PS…

Codo 7h17 - Portrait

7h23 - L’interrogatoire

Pendant trois minutes, Jean Codognès se met dans la peau d’un gardé-à-vue et subit l’interrogatoire de Michèle Pierrard. Le candidat va confesser avoir déjà subi une fouille intégrale, et avoue un acte de torture sur animal…

Codo 7h23 - L'interrogatoire

7h45 - l’Interview politique

"Une société moderne ne peut pas vivre sur cette acquisition de conscience."

France Bleu Roussillon : Votre priorité, vous le dites souvent c'est d'en finir avec le clientélisme, vous pensez que la politique ici fonctionne ainsi, avec le clientélisme ?Jean Codognès : Bien sûr et je ne suis pas le seul à le penser. Toutes les études le montrent : je vous donne un emploi, je vous donne un appartement, je vais payer votre facture de gaz etc... et comme sous l'empire romain, on va créer des viviers qui au moment des élections sont assez efficaces, mais c'est ce système qui est responsable de la situation actuelle à Perpignan. Une société moderne ne peut pas vivre sur cette acquisition de conscience.

Le clientélisme est de gauche et de droite avec des compétitions sur les quartiers Saint-Jacques, sur le quartier du Vernet. Tout le monde le sait, la préfecture le sait. Mais après tout, l’erreur commune fait le droit. Je vais y mettre fin. En 2008, j'ai préféré quitter le parti socialiste pour cette raison notamment. Je vais y mettre fin en appliquant le principe d'égalité entre les citoyens. Y a des gens qui attendent un appartement depuis trois ou quatre ans et d'autres qui l'ont en 15 jours. C'est source d'inégalité, d'injustice et de désespérance sociale.  Il faut une égalité entre les citoyens.

Jean Codognès et le clientélisme

"Je suis pour le châtiment, et je suis pour l'autorité"

France Bleu Roussillon : Parlons sécurité. C'est une des préoccupations principales des Perpignanais. Vous, vous proposez un centre de sécurité urbaine, c'est quoi ?Jean Codognès : C'est un centre qui va répertorier l'intégralité des difficultés qu'on va rencontrer, interventions rapides, suivi des dossiers, suivi psychologique, juridique, judiciaire et parfois financier. Ce sont les policiers municipaux qui doivent le gérer pour apporter des solutions dans le temps. Aujourd'hui les victimes ne sont pas suivies, ne sont pas aidées . Pour mettre fin à l'insécurité, il faut aussi s'attaquer à la source : les difficultés économiques et sociales. Un enfant déscolarisé a de fortes chances de devenir un délinquant.Je ne suis pas plus dans la prévention que dans la répression, je suis pour le châtiment et je suis pour l'autorité, mais ça ne suffit pas de mettre des caméras ou plus de policiers dans la rue . La vidéo surveillance, c'est très bien, on sécurise quand-même les quartiers. J'habite Perpignan et je connais les problèmes de Perpignan, il faut remettre de l'autorité dans la rue, mais il faut savoir pourquoi les difficultés sont plus importantes à Perpignan qu'ailleurs. C'est un abandon des politiques sociales de la part de Perpignan et du conseil général.

Si l'encadrement des jeunes et des cités et si le péri-scolaire était mieux organisé avec des intervenants de qualité, pas des intervenants avec des casiers judiciaires gros comme des annuaires de téléphone comme c'est le cas ici, je suis persuadé qu'on donnerait un avenir à nos enfants et que la délinquance baisserait. Si on le comprend pas Perpignan aura toujours le taux de délinquance le plus important des villes de 120.000 habitants de France.

Jean Codognès et la sécurité

"Il faut avoir un peu de fermeté dans les décisions"

France Bleu Roussillon : Les projets pour le centre ville, vous voulez étendre la piétonnisation ? Comment faites vous pour changer les habitudes ?Jean Codognès : Dans 200 villes d'Europe on interdit la circulation soit aux voitures diesel soit aux voitures tout court. Effectivement je veux piétonniser le centre ville, il y aura une consultation avec les riverains, les commerçants et les usagers.  Les riverains et les commerçants pourront continuer de circuler, mais une fois la décision sera prise, elle sera appliquée et pas une fois dans un sens une fois dans l'autre comme sur le boulevard Clemenceau.

Il faut de l'autorité, quand on regarde ce qui s'est passé sur le quai Vauban, à l'époque il n'y avait pas un seul commerçant qui était pour la piétonnisation. Aujourd'hui personne ne voudrait revenir en arrière.Donc il faut avoir un peu de fermeté dans les décisions dès lors qu'on a pris les précautions et réfléchi. Je veux dire aussi qu'on ne peut pas promettre comme Jean-Marc Pujol que le centre ville sera préservé et dans le même temps voter pour l'installation de 150.000 m² de grandes surface à Perpignan. Moi j'appelle les commerçants du centre ville à s'unir dans une même association.

Jean Codognès et le centre ville

France Bleu Roussillon : Jean Codognès vous proposez un visa l'image de la série télé ?Jean Codognès : J'ai sur ma liste Olivier Szulzynger, scénariste de "Plus belle la vie". C'est 190 personnes qui travaillent à temps plein, c'est 19 millions d'euros qui sont reversés à la ville de Marseille. Pourquoi ne pas faire à Perpignan une manifestation qui ressemble à "Visa pour l'Image" au niveau de la série télévisée. Et y créer un pôle industriel des séries télé françaises . Aujourd'hui les séries françaises attendent un site, donc Perpignan doit être candidate sur ce projet créateur d'emploi avec une industrie douce.

Jean Codognès, et le Visa de la série télé

8h10 - Ce que vous attendez d’un maire écolo

Et si le prochain maire de Perpignan était un écologiste ? Nous avons promené notre micro dans les rues de Perpignan pour savoir ce que vous en attendriez...

Codo 8h12 - Microtrot

Codo 8h14 - Propreté

8h35 - Le choix musical de Jean Codognès

France Bleu Roussillon propose à chaque candidat de choisir un titre musical. Pour Jean Codognès, c'est une reprise de Jordi Barre par Raph Dumas, Parlem Catala .