Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Municipales : l'échec du Rassemblement national dans la conquête des communes de l'Hérault

-
Par , France Bleu Hérault

Le Rassemblement national, qui espérait emporter cinq villes dans l'Hérault pour ces élections municipales, n'en a conquis aucune au second tour le 28 juin. Il n'a plus que 14 élus dans les conseils municipaux, soit deux fois moins qu'en 2014.

Le Rassemblement National qui visait cinq mairies dans l'Hérault, n'en emporte aucune à l'issue de ces municipales.
Le Rassemblement National qui visait cinq mairies dans l'Hérault, n'en emporte aucune à l'issue de ces municipales. © Maxppp - Vincent Andorra

"On n'a pas brillé pour ces élections... C'est le moins qu'on puisse dire". Le secrétaire départemental du Rassemblement national ne s'en cache pas, le parti est loin de remplir son objectif de remporter au moins cinq mairies dans l'Hérault. Béziers mis à part, qui a plébiscité Robert Ménard (soutenu par le RN), le parti n'a pas pris une seule commune dans le département dimanche, au soir du second tour des municipales. Il perd même la moitié de ses conseillers municipaux.  

Quatorze élus seulement

Seul le candidat de Frontignan Gérard Prato a pu y croire. Il fait 42% face à Michel Arrouy, le dauphin du maire sortant, et obtient sept sièges. 

À Lunel, présenté comme un autre point chaud, Julia Plane est troisième (17%) malgré son alliance avec des militants Les républicains. Même son candidat à Sète Sebastien Pacull, ex-adjoint au maire très médiatisé du fait des soutiens de Marine Le Pen et Robert Ménard, atteint difficilement 12%.

À Mauguio et Agde, les listes RN sont autour des 10%, soit un élu au conseil. Enfin à Lodève, Pézenas ou Saint-Jean-de-Védas, les scores effondrent à 6 ou 7%, et 5% à Mèze. Dans ces communes là il n'y aura pas d'élu RN du tout.  

De mauvais résultats qui ne seront pas sans conséquences sur les prochaines élections sénatoriales, où seuls votent les élus locaux.

Revoir la stratégie

Le responsable départemental du RN, Jean-Louis Cousin, ne cache pas une certaine déception. "Il y avait des villes prenables. On avait choisi des candidats impliqués, implantés localement, taillés pour gagner, mais dans une situation normale". Il pointe le contexte du Covid-19, qui selon lui a donné un avantage aux maires sortants. 

"On est fort sur les élections nationales, mais on s'écroule sur les élections locales. À nous de revoir la stratégie, d'ouvrir plus la porte pour faire des listes communes la prochaine fois. Malgré tout on a pris Perpignan, ce n'est pas rien et tous les maires (RN) en place ont été réélus. Petit à petit on avance". 

Le parti mise à présent sur les élections départementales l'an prochain, où il entend présenter un candidat dans chacun des 25 cantons de l'Hérault.

Pour l'instant donc, la stratégie de l'union des droites défendue par Robert Ménard ne profite qu'à lui. Réélu triomphalement dès le premier tour, il s'apprête à conquérir la présidence de l'agglomération qui lui avait échappé en 2014.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu