Politique

Municipales : l’opposition clermontoise divisée, la majorité renouvelée

Par Alexandre Chassignon, France Bleu Pays d'Auvergne vendredi 21 février 2014 à 6:00

Dans la vitrine de la fédération UDI à Clermont-Ferrand.
Dans la vitrine de la fédération UDI à Clermont-Ferrand. © Photo Alexandre Chassignon - Radio France

Clermont-Ferrand aura un nouveau maire en mars : Serge Godard ne se représente pas. Des primaires internes au PS ont désigné Olivier Bianchi comme tête de liste. Malgré plusieurs tentatives d’union, UMP et centristes partiront chacun de leur côté. Le FN et le mouvement 100% citoyens auront chacun une liste. Lutte ouvrière, le Front de gauche et le Parti radical se présentent également.

Il est parti de loin, mais Jean-Pierre Brenas n’a pas réussi à rassembler son camp. Investi par l’UMP le 9 juillet, le chef de file de l’opposition au conseil municipal de Clermont-Ferrand a longuement tenté un rapprochement avec la liste UDI / MoDem de Michel Fanget. Jusqu’à l’échec définitif début février, même si des centristes l’ont rejoint.

Le PS a choisi son candidat par primaire interne. Olivier Bianchi a frôlé la majorité au premier tour et son dernier adversaire s’est désisté. Il est parvenu à s’allier aux écologistes et aux communistes, pour autant la gauche ne part pas unie . Mireille Lacombe, conseillère générale radicale, maintient sa candidature.Plus à gauche, le Front de gauche (lui-même divisé, sans le PCF et Gauche unitaire) et Lutte ouvrière sont présents.

Deux nouveautés  : le retour du Front national, absent des scrutins municipaux depuis 1995 , et une liste “100% citoyenne”.

Stationnement et police municipale

Presque tous les candidats ont des propositions sur les transports. Premier quart d’heure (Bianchi) ou heure (Ranchon) de stationnement gratuit, ticket à un euro et zone bleue (Brenas), gratuité des transports en commun (Laffont), suppresion de la SMTC (Rechagneux)...Le renforcement du rôle des policiers municipaux fédère de l’UMP (qui veut les armer et tripler leurs effectifs) à la liste citoyenne (qui veut les doubler) et au PS (qui les veut îlotiers et médiateurs). L’installation de vidéo-surveillance figure dans les programmes Brenas et Ranchon.

Des impôts sages mais davantages de crèches

Les candidats se veulent aussi bâtisseurs. De crêches, souvent (Bianchi Brenas, Ranchon). D’un grand stade au Montpied , parfois (Bianchi, Brenas) - mais ce projet rencontre l'opposition du Front de gauche, seul à vouloir construire des HLM. Le FN et l'UMP prévoient au contraire de vendre des logements sociaux .Seul le Front national parle de démolir, en l’occurence la barre de “la muraille de Chine”.Le prix des services publics est un thème de campagne pour le Front de gauche et 100% citoyens, qui réclament un tarif réduit pour les premiers mètres cubes d’eau . Mais aussi pour le Front national qui, comme 100% citoyenns, veut un prix unique pour les cantines .La promesse la plus unanime est sans doute celle d’impôts stables . Sur six ans (Brenas, Ranchon), trois (Lacombe) ou par une formule (“maîtrise fiscale”, Bianchi). Lutte ouvrière fait exception en se proposant de “prendre l’argent où il est, chez Michelin et ses actionnaires”.

Les candidats (et leur parti)

Olivier Bianchi (PS, EELV, PC, MRC, PRG, GU)Jean-Pierre Brenas (UMP)Michel Fanget (UDI, MoDem)Mireille Lacombe (divers gauche)Alain Laffont (Front de gauche)Frédéric Ranchon (Nous citoyens)Antoine Rechagneux (Front national)Marie Savre (Lutte ouvrière)

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