Politique

Municipales : le vélo a-t-il la cote à Perpignan ?

Par Martin Cotta, France Bleu Roussillon dimanche 23 février 2014 à 16:17

J-M Pujol, Clotilde Ripoull (de dos) et les autres candidats se sont prêtés au jeu

Les candidats aux élections municipales étaient invités ce samedi matin à une balade en vélo dans la commune pour apprécier les charmes et les difficultés de circulation avec le deux-roues.

"Codognès m'a doublé sur la droite, j'ai doublé Ripoull sur la gauche " plaisante Louis Aliot, candidat pour le Front National. Ce n'est pas un grand fan de vélo comme il l'a avoué, mais il a pu remarquer qu'être cycliste dans Perpignan n'est pas chose facile : "j'ai du zigzaguer entre les bus et puis la bouffée de gazoil au démarrage ça peut vous remettre les bronches dans un état difficile ".

Louis Aliot candidat pour le Front National

C'est l'association Vélo-en-Têt qui est à l'origine de cette initiative. Et les membres des "gilets jaunes" ne sont pas peu fiers d'avoir fait mouilller le maillot aux candidats. Ces derniers ont d'ailleurs pu faire des propositions pour développer les transports doux. Jean Codognès par exemple, tête de liste Europe-Ecologie-Les-Verts propose de "consacrer 10% de la part des dépenses de voirie aux aménagements piétons et cyclables ".

Codognès son

La proposition en faire rire certains, comme Jean-Michel Henric, colistier du maire sortant Jean-Marc Pujol. "On peut proposer 10, 20, 30, 40% aussi pendant la campagne. Mais déjà si on arrive à 5%... " explique t-il.

Jean-Michel Henric, colistier du maire sortant Jean-Marc Pujol

Les difficultés dans le centre-ville

Si chaque candidat a promis, s'il est élu, de faire de Perpignan un bastion du vélo, les candidats à la course aux élections municipales ont constaté les mêmes difficultés de circulation. Le 4e pont par exemple. Un hommage a été rendu d'ailleurs au cycliste mort à la fin du mois de janvier. "Je rappelle que cet ouvrage a coûté plusieurs millions d'euros et que l'on y est pas en sécurité " note Clothilde Ripoull candidate sans étiquette. Et puis la traversée de la place de Catalogne, où il n'existe pas partout de pistes cyclables et cela oblige a descendre de son vélo.

ripoull vélo

Au total les candidats ont parcouru sept kilomètres, de l'hôtel de l'agglomération à la place de la République en passant par la place Arago, la préfecture et le Castillet. Une dernière ballade avant le sprint final vers le premier tour de l'élection municipale le 23 mars, soit dans un mois.