Politique

Municipales : les "Jeunes engagés" invités de France Bleu Roussillon

Par Elisabeth Badinier, France Bleu Roussillon mardi 18 mars 2014 à 11:21

Joan Nou, invité de France Bleu Roussillon
Joan Nou, invité de France Bleu Roussillon © Radio France

France Bleu Roussillon accueille tour à tour les candidats aux municipales de Perpignan. Ce mardi, l'invité était Joan Nou, numéro trois sur la liste des "Jeunes engagés" de Perpignan.

7h05 - Baptiste Guiet dresse le portrait de la liste

On apprend que cette liste s'est montée en cinq jours à la fin du mois de février grâce à Facebook. Une liste sans étiquette pour "secouer le cocotier" , avec pour ambition de changer l'image de la ville, la défendre, développer des emplois grâce à un fond de fond formation et surtout davantage de transparence dans la gestion municipale. Une liste qui compte être un caillou dans la chaussure des autres candidats et peser sur le résultat final. Objectif, dépasser les 5%.

Jeunes engagés portrait

7h20 - Joan Nou pousse la porte de France Bleu Roussillon

Joan Nou est arrivé à France Bleu Roussillon seul, enfin non... avec ses béquilles - une entorse de la cheville après une chute -, vêtu d'un polo bleu estival.

7h23 - L’interrogatoire

Pendant trois minutes, Joan Nou est dans la peau d’un gardé à vue, bombardé de questions par Michèle Pierrard. Le candidat explique comment il est devenu "coach en amour" : il donne des conseils pour draguer sur le Net. Joan Nou est issu d'une vieille famille catalane. Dans les souvenirs de ses parents, Perpignan n'était pas comme ça. Il a une passion pour les émissions de télé sur les rencontres, comme "L"amour est dans le pré"

Joan Nou - Interrogatoire

7h45 - L’interview politique

France Bleu Roussillon : Vous êtes troisième sur la liste des "jeunes engagés", vous vous revendiquez sans étiquette mais il y a beaucoup d'encartés sur votre liste ?

Joan Nou : Non c'est une minorité, il y a des CDC, des UMP, des Modem, des gens du Nouveau Centre... mais une dizaine, pas plus.

FBR : Votre liste s'est constituée sur Facebook... Ca s'est vraiment fait comme ça ?

JN : Oui, Philippe Simon (la tête de liste) m'a contacté : il en avait ras le bol de l'image renvoyée par les médias nationaux de Perpignan et j'ai répondu favorablement. Tout le monde parle de Perpignan en parlant du chômage de la précarité... quand on est de Perpignan, c'est dur.

FBR : Le site internet l'Ouillade affirme qu'un de vos colistiers s'est retrouvé là par hasard, c'est vrai ?

JN : C'est faux, on a forcé personne, on a mis le couteau sous la gorge de personne. C'est mensonger, c'est pour saboter notre liste. On dérange, on a fait un constat sur la bilan de la municipalité et à Perpignan on aime pas trop la critique.

La liste des oubliés**

FBR : Parlons de votre programme : vous voulez être la liste des oubliés, c'est qui les oubliés ?

JN : Ce sont les chômeurs, les séniors qui ne retrouvent pas de travail après 50 ans, les femmes isolées, les jeunes étudiants diplômés qui ne trouvent pas de travail, toutes les personnes qui ne se retrouvent pas sur les autres listes, tous les abstentionnistes. FBR : Vous avez un programme pour lutter contre le chômage ?

JN : Oui, on pourrait créer un fond de formation. Beaucoup de personnes souhaitent se réorienter mais n'en ont pas les moyens. Il faut mettre en avant les domaines qui recrutent, par exemple l'artisanat, la boucherie... Il faut faire une campagne de communication pour mettre en avant ces activités. Il faut que nos élus soient de vrais commerciaux pour aller chercher des entreprises à Toulouse ou Montpellier. L'agence de développement économique de l'agglomération est aujourd'hui une coquille vide qui coûte de l'argent mais qui n'a pas fait ses preuves, nos élus ne vont pas chercher les entreprises

FBR : Comment faites-vous revenir les clients en centre-ville ?

"Stationnement gratuit le mercredi et le vendredi après-midi, et le samedi"

JN : Déjà, on fait le stationnement gratuit le mercredi après-midi, le vendredi après midi et le samedi. On fera des économies sur les dépenses de fonctionnement de la mairie , sur la communication, sur les réceptions. Il faut limiter le nombre de collaborateurs, de cabinets et de chargés de mission : c'est 2 millions d'euros. Il faut arrêter de faire des ronds-points et des ponts. Il faut que Perpignan devienne une ville touristique, pour attirer des investisseurs.

FBR : Tous les candidats le souhaitent. Qu'est-ce qui vous différencie ?

"La catalanité, c'est pas un gros mot"

JN : On va faire une vraie révolution avec un circuit culinaire fléché. Il faut revaloriser notre patrimoine, les Perpignanais sont assis sur un patrimoine fantastique sous exploité. Quand je vois l’hôtel Pams qui sert de local municipal, ça me fait de la peine. Les touristes cherchent le dépaysement et malheureusement Perpignan ressemble à une ville du sud. il faut jouer sur la catalanité, c'est pas un gros mot la catalanité.

FBR : Vous voulez créer 2.000 places de parking, mais aussi des pistes cyclables, n'est-ce pas contradictoire ?

JN : Le programme a été fait par les Perpignanais via Facebook. Moi je suis plus favorable au vélo car c'est très dur de se déplacer en vélo, les étudiants le disent.

FBR : Quel est objectif de score ?

JN : Dépasser les 5 % . Mais si on dépasse les 5 % il n'y aura aucune fusion entre les deux tours.

Invité : Joan Nou