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Municipales : les tractations battent leur plein avant le second tour

France Bleu mardi 25 mars 2014 à 7:52 Mis à jour le mardi 25 mars 2014 à 18:23

Le candidat socialiste Jacques Cresta dans l'isoloir, le 23 mars
Le candidat socialiste Jacques Cresta dans l'isoloir, le 23 mars © MaxPPP

A 18 heures ce mardi soir, il sera trop tard pour déposer les listes qui participeront au deuxième tour des élections municipales. D'ici là, les négociations vont bon train en vue du retrait ou de la fusion de certaines listes. Le PS a appelé au retrait de ses candidatures là où le FN est arrivé en tête. Mais tous les candidats concernés ne s'y sont pas encore pliés, notamment à Béziers.

Il ne reste plus que quelques heures pour clore les nouvelles listes, en vue du deuxième tour des élections municipales. L'heure butoir définie par le ministère de l'Intérieur est fixée à 18 heures ce mardi . D'ici là, les candidats peuvent encore choisir de se retirer de la course, ou de fusionner avec d'autres listes.

Fusion entre FN et divers droite

Face à la forte poussée du Front national, l'UMP maintient sa ligne en se maintenant dans toutes les villes. Invité ce mardi sur France Inter, Christian Jacob a déclaré ne pas vouloir "aider la gauche à sauver ses sièges ". L'UMP n'appelle pas non plus ses listes à fusionner. Sur le terrain, le FN a passé un accord avec des listes divers droite à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) et L'Hôpital (Moselle). L'UMP a prévenu que tout colistier estampillé UMP présent sur ces listes serait exclu du parti.

Retrait de listes PS

Le Parti Socialiste a appelé à faire barrage, en mettant en place "le rassemblement le plus large possible " au second tour. Dans toutes les villes où le FN a de sérieuses chances d'être élu au termes de triangulaires, le parti a appelé ses candidats à se retirer . C'est le cas notamment à Saint-Gilles, dans le Gard, et à Fréjus dans le Var.

Mais tous les candidats concernés ne souhaitent pas se retirer : à Béziers, où Robert Ménard, soutenu par le FN, est arrivé largement en tête du premier tour, le candidat socialiste Jean-Michel du Plaa a fait savoir qu'il ne se retirerait pas au profit de son concurrent UMP , Elie Aboud. A Perpignan, le candidat PS Jacques Cresta, a dans un premier temps laissé planer le doute, avant d'annoncer mardi matin son retrait face à Louis Aliot (FN) et Jean-Marc Pujol (UMP).

De nombreuses fusions PS - EELV

Restent les nombreuses tractations entre le PS et Europe Ecologie - Les Verts : à Paris, les deux partis ont d'ores et déjà annoncé qu'ils fusionneraient leurs listes pour le deuxième tour. L'accord prévoit 16 à 18 postes de conseillers de Paris pour les écologistes (contre 9 pour le moment). 

Dans d'autres villes où le ballotage est serré, la même fusion PS – EELV a lieu : c'est le cas à Toulouse avec Pierre Cohen, à Lyon avec le maire sortant Gérard Collomb, à Rouen où les listes PS-EELV et UMP-UDI feront face au FN dans une triangulaire, à Saint-Etienne , où le sortant PS Maurice Vincent est en position délicate. A Valence aussi, la gauche espère renverser la tendance du premier tour en fusionnant ses listes. 

A Strasbourg , les électeurs auront à choisir entre deux listes fusionnées dimanche : PS - EELV, menée par Roland Ries, face à UMP - UDI, avec Fabienne Keller en tête de liste. Idem à Nantes , où les listes PS - EELV feront face à celle de l'UMP.A Grenoble en revanche, le candidat du PS Jérôme Safar a refusé de s'allier aux écologistes. Le second tour prendra donc des allures de quadrangulaires avec l'UMP, EELV et le Parti de Gauche.

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