Politique

Municipales : Liberto Plana, invité de France Bleu Roussillon

Par Elisabeth Badinier, France Bleu Roussillon jeudi 13 mars 2014 à 11:07

Liberto Plana
Liberto Plana © Radio France

France Bleu Roussillon accueille tour à tour les têtes de liste aux municipales de Perpignan. Ce jeudi, l'invité était Liberto Plana, candidat de Lutte Ouvrière.

7h05 - Baptiste Guiet dresse le portrait du candidat

On apprend que Liberto Plana, 56 ans s'est engagé en politique en 1983, toujours à la gauche de la gauche avec une seule ligne de conduite : la défense des travailleurs face au grand capital. Liberto Plana travaille d'abord au marché Saint-Charles puis à l'usine des poupées Bella. Aujourd'hui il est salarié chez Carrefour Claira au rayon livre.

Plana - portrait

7h40 - Liberto Plana pousse la porte de France Bleu Roussillon

Liberto Plana arrive dans nos studio, vêtu une chemise à carreaux et d'un polo gris, plutôt détendu, même si l'exercice face aux médias ne lui plait guère. Il le confesse aisément, les intervews c'est pas son truc.

7h23 - L’interrogatoire

Pendant trois minutes, Liberto Plana est dans la peau d’un gardé à vue, bombardé de questions par Michèle Pierrard. Le candidat avoue qu'il voulait devenir expert-comptable, qu'il ne supporte pas les moustiques, qu'il est plutôt pudique. Il reconnaît qu'il chante très mal y compris L'Internationale , sa chanson préférée. Il n'aime pas les cafetières Nespresso, les capsules sont trop chères.

Liberto Planas candidat aux municipales de Perpignan - Interrogatoire

7h45 - L’interview politique

France Bleu Roussillon : Vous dites qu’aucun problème des travailleurs ne peut se régler à l’échelle municipale pourquoi alors se présenter ? Liberto Plana : On ne dit pas qu’aucun problème ne peut être résolu, on dit qu’aucun problème crucial ne peut être résolu au niveau des élections municipales parce qu’aujourd’hui les problèmes essentiels ce sont le chômage et les rémunérations, et ça les municipalités n’ont pas le pouvoir de s’y attaquer. Donc tous les politiciens qui se présentent font croire qu’ils peuvent influer sur la politique du logement , mais il faut savoir que le gouvernement Hollande va devoir récupérer 50 milliards au niveau des collectivités

FBR : Ce que vous dites c’est qu’un maire ne peut pas faire grande chose ?

LP : Un maire a certains pouvoirs mais pas sur les problèmes essentiels du monde du travail. Si on se présente c’est pour qu’il y ait une opposition ouvrière à ce gouvernement qui pratique une politique d’austérité comme l’a pratiquée le gouvernement Sarkozy. Il faut faire entendre le camp des travailleurs, parce qu’on parle que de compétitivité, que des grandes entreprises, mais qui parle de ces milliers de licenciés qui se retrouvent dans la misère suite à des plans sociaux soutenus par le gouvernement ? Le pacte de responsabilité c’est encore 30 milliards donnés au patronat.

Nous on mène un programme de lutte , il faut interdire les licenciements et répartir le travail entre toutes les mains ouvrières disponibles. Ce n’est pas normal qu’il y ait autant de pressions sur les travailleurs dans les entreprises et qu’il y ait de l’autre côté cinq millions de chômeurs.

FBR : Sur le centre-ville, pour aider le petit commerce, vous proposez la transparence des comptes des grandes surfaces ?

"Il faut combattre les racines du mal et pas seulement casser le thermomètre."

LP : Lutte Ouvrière présente 204 listes au niveau national avec tous le même programme, la défense des intérêts des travailleurs, ceux qu’on n’écoute pas, qui sont victimes des systèmes capitalistes. Il faut combattre les racines du mal et pas seulement casser le thermomètre. Voter Lutte Ouvrière, c’est envoyer de vrais communistes au conseil municipal pour défendre les travailleurs. FBR : Qu’est ce qui vous différencie de la liste NPA, vous étiez pas partis ensemble en 2008 ?

LP : Il ne faut pas s’éparpiller sur des problèmes municipaux. Mais mener une campagne essentielle sur le monde du travail. C’est tellement grave, les licenciements augmentent, le pouvoir d’achat se dégrade, il faut faire entendre une voix claire sur des objectifs clairs.

FBR : Vous reprochez à la liste du NPA de faire campagne aux municipales sur des sujets municipaux ?

LP : On ne reproche rien à personne, on n’est pas pour le parti unique, c’est bien que tout le monde s’exprime. Nous nous avons fait le choix de défendre les travailleurs, les sans grades qui subissent l’austérité.

FBR : Mais vous dites aux travailleurs que vous n’avez pas de programme aux municipales, c’est compliqué non ?

LO : On vient de sortir le palmarès des 500 plus grandes fortunes en France, 300 milliards, dont les 10 premiers détiennent la moitié. Nous on dit qu’il y a de quoi s’attaquer réellement au problème du chômage, augmenter les salaires, il faut plus de transparence dans les entreprises. L’évasion fiscale, on ne sait pas où l’argent est parti. Le monde du travail a intérêt à montrer qu’il en a marre de tous ces politiciens qui servent la soupe au patronat.

FBR : Mais votre discours a de moins en moins d’échos ? LO : Le patronat prend des mesures tellement impopulaires, un jour les gens diront « ça suffit ».

Plana - Invité

 

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