Politique

Municipales : Michèle Delaunay, mauvaise élève du gouvernement

Par Yves Maugue, France Bleu Gironde lundi 24 mars 2014 à 14:50

Michèle Delaunay est venue régulièrement faire campagne auprès de Vincent Feltesse
Michèle Delaunay est venue régulièrement faire campagne auprès de Vincent Feltesse © Maxppp

La ministre déléguée aux personnes âgées et à l'autonomie, candidate sur la liste de Vincent Feltesse à Bordeaux, fait partie des trois membres du gouvernement battus dès le 1er tour des élections municipales.

Ils sont trois. Trois ministres éliminés dès le 1er tour des élections municipales à Bordeaux : Victorin Lurel, ministre de l'Outre-mer candidat en Guadeloupe, Marie-Arlette Carlotti, ministre chargée des personnes handicapées, candidate dans le 3e secteur de Marseille... et Michèle Delaunay, la ministre déléguée aux personnes âgées et à l'autonomie, numéro 2 sur la liste du socialiste Vincent Feltesse à Bordeaux . Ils sont les seuls ministres du gouvernement Ayrault éliminés dès le 1er tour de la course des élections municipales. Michèle Delaunay figure même sur liste qui réalise le plus petit score : 22,58% des suffrages.

16 ministres sur la ligne de départ

La vague bleue n'a pas épargné les ministres. Et, sur les seize engagés dans ce scrutin, seuls Laurent Fabius à Grand-Quevilly (Seine-Maritime) et Michel Sapin à Argenton-sur-Creuse (Cher) ont vu leur liste élue dès hier dimanche. Manuel Valls à Evry, Frédéric Cuvillier à Boulogne-sur-mer, Aurélie Filipetti à Metz, Stéphane Le Foll au Mans, Valérie Fourneyron à Rouen, Pierre Moscovici à Valentigney dans le Doubs ou Benoît Hamon à Trappes sont en situation favorable avant le second tour. La situation sera beaucoup plus compliquée pour Guillaume Garot à Laval ou Cécile Duflot à Paris, qui n'ont que peu de chances, voire aucune, de succès final dimanche prochain.

Les affaires et la presse comme responsables

Michèle Delaunay était présente dimanche soir à la permanence de Vincent Feltesse, cours de la Marne à Bordeaux. La ministre, célèbre pour avoir fait tomber Alain Juppé aux législatives de 2007, n'a pas caché sa déception.

"C'est un coup très dur. Mais c'est dans l'épreuve qu'on voit la qualité des gens et la qualité de leur engagement. Nous porterons dans la minorité le projet que nous avons défendu."

Parmi les raisons de l'échec socialiste, Michèle Delaunay a mis en avant le climat actuel favorisant l'abstention et, notamment, les affaires de ces dernières semaines autour de Jean-François Copé ou NIcolas Sarkozy.

 

Elle a également taclé la presse qui aurait "statufié" Alain Juppé. Elle estime que la couverture de L'Express titrée "Juppé superstar" sacrant le maire de Bordeaux meilleur maire de France a largement contribué à influencer les électeurs.

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