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Politique

Municipales - Nadia Pellefigue : "les amitiés du maire de Toulouse ne lui permettent pas de défendre cette ville"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Occitanie

La candidate socialiste a fait sa rentrée ce mercredi. Nadia Pellefigue a lancé ses premières idées de programme et dressé son constat de l'état de Toulouse. En attendant un accord avec les autres mouvements de gauche, Nadia Pellefigue se pose en principale challengeuse de Jean-Luc Moudenc.

Nadia Pellefigue ce mercredi lors de sa rentrée politique : "je veux présenter un projet pour l'aire urbaine toulousaine"
Nadia Pellefigue ce mercredi lors de sa rentrée politique : "je veux présenter un projet pour l'aire urbaine toulousaine" © Radio France - Stéphanie Mora

Toulouse, France

Une semaine après le PS toulousain c'est Nadia Pellefigue, vice-présidente de la région et candidate socialiste à la mairie de Toulouse qui a fait sa rentrée ce mercredi.  Avec sa plateforme citoyenne UNE (Une Nouvelle Energie pour Toulouse) Nadia Pellefigue se pose en challengeuse du maire sortant Jean-Luc Moudenc.  Ce mercredi matin, elle a commencé à esquisser son programme "pour la qualité de vie des Toulousains et de toute l'aire urbaine", pas seulement la métropole. 

Jean-Luc Moudenc : l'adversaire

Nadia Pellefigue n'a qu'un rival : le maire sortant LR. Elle jure que ce qui l'intéresse ce n'est pas de "dire ce qui est mal fait mais ce qui est bon pour les Toulousains" et elle embraye : 

"Le bilan n'est pas au rendez-vous à la fois dans les ambitions, à la fois dans la croissance des inégalités, la diminution des services. Et puis je n'aime pas la manière dont on ne parle pas assez de cette ville, je veux qu'on en parle haut et fort partout... Et pas qu'avec Airbus! Toulouse doit être aussi une autre ambition. Oui je pense qu'il faut étudier la manière de défendre Toulouse. Aujourd'hui les amitiés du maire de Toulouse ne lui permettent pas, au-delà de son sujet personnel, de défendre la ville pour avoir la LGV, pour que l'Etat donne des crédits pour la 3e ligne de métro qui n'est toujours pas financée et donc toujours pas réalisée. Notre ville est attractive mais surtout pour ceux qui vont bien." Nadia Pellefigue, candidate aux municipales à Toulouse

"Les Portes de Toulouse" 

La candidate socialiste a lancé quelques idées sur lesquelles son mouvement citoyen UNE travaille depuis cet été : 

Encadrement du prix des loyers, isolation des logements, le retour de la gratuité à la cantine pour les familles défavorisées [dispositif supprimé par l'actuelle majorité] "et s'il faut mettre en place des goûters en plus, nous le ferons. Je n'ai pas de problème à aller au-delà des compétences d'une municipalité". Mais c'est surtout sur les transports que Nadia Pellefigue a le plus développé ses idées. Elle prône la gratuité les jours de pic de pollution "il y en a eu 17 l'an dernier et la mairie n'informe jamais les citoyens, glisse la candidate. Il n'y a aucune mesure. Ah si! Un simple ticket à trois euros, dont personne ne connaît l'existence, cela ne suffit pas". 

La candidate socialiste assume devant la presse son expérience politique : "la gestion d'une ville ne s'improvise pas". - Radio France
La candidate socialiste assume devant la presse son expérience politique : "la gestion d'une ville ne s'improvise pas". © Radio France - Stéphanie Mora

Son autre idée : matérialiser l'entrée de Toulouse. Les Portes de Toulouse seraient à la fois un espace avec des parkings, covoiturer ou trouver des navettes et des transports en commun augmentés. Un lieu équipé de bornes pour recharger les véhicules électriques. Avec une architecture verticale et végétalisée, la candidate entend mieux matérialiser la ville : "C'est dire 'Ici Toulouse, ici la 4e métropole'  C'est un projet qui doit Installer la ville dans ce qu'elle est : une grande capitale européenne et offrir un service retirer les voitures de Toulouse". Cela peut-il aboutir à la mise en place d'un péage urbain? Nadia Pellefigue ne répond pas clairement et note : "Toulouse est dores et déjà entourée de péages! Les péages urbains finalement les Toulousains ne les ont pas choisi mais ils y sont confrontés! Les responsables de Toulouse ne se sont jamais opposés à ce que les uns et les autres soient taxés à l'entrée de Toulouse sans jamais que cela ne bénéficie à Toulouse, aux recettes de la ville. Et ça ne favorise pas les investissements pour les pistes cyclables ou pour la piétonnisation indispensables".

Sa position sur la troisième ligne de métro : une sorte de "oui mais..."

"Les Toulousains veulent des solutions immédiates pour les transports. Cette ligne il la faut mais elle est notoirement insuffisante et ce n'est pas la solution pour désengorger la ville. Mais je ne suis pas pour arrêter un projet lancé. Je ne veux pas reprendre cinq ans pour relancer des études, c'est trop long. Je note simplement que la ligne n'est pas financée, elle n'est pas prête."

Alors quelle solution? Une ligne construite par bout? La candidate reste floue : "Oui si ça peut apporter des solutions à Colomiers, Blagnac ou Matabiau mais est-ce que ce sera une solution s'il n'y pas de financement? Ca ne peut pas être la seule réponse pour les déplacements". Nadia Pellefigue dit travailler sur les propositions de l'association Deux pieds deux roues qui réclame la construction de pistes cyclables ou le collectif "Rallumons l'étoile" qui propose un réseau de train RER autour de Matabiau.

Et l'union de la gauche dans tout ça? 

Nadia Pellefigue souhaite "d'abord le rassemblement des partis" mais sans faire un "alignement de logos". Une façon de ne pas complètement renier ses propos lors du lancement de sa candidature il y a six mois. Comme le parti socialiste la semaine dernière, elle souligne sa divergence avec Archipel citoyen : "Aujourd'hui les Toulousains ne me parlent pas de liste, ils me parlent de leurs problèmes et ils veulent connaître nos solutions." Elle évoque une liste composée à 50% de citoyens [comme l'avait fait Jean-Luc Moudenc en 2014, NDLR] et "ne ferme pas la porte à l'union". En attendant, les adhérents de la plateforme UNE, les militants PS et PRG vont se lancer dans une campagne de porte-à-porte pour faire connaître la candidate et son projet. 

Souriante, détendue, Nadia Pellefigue cultive un point commun avec Carole Delga : proche des gens (avec sa plateforme citoyenne UNE) mais aussi politique assumée (elle qui veut "parler aux Toulousains" et "rassembler les partis de la gauche"). Les figures tutélaires de Martin Malvy, qui lui a donné sa chance, et de l'actuelle présidente de région, qui la soutient, ne sont pas loin. Reste à travailler la notoriété. Un point faible dont la candidate a conscience et qu'elle espère rattraper notamment avec une séance de porte à porte cette automne.

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