Politique

Municipales : que va-t-il se passer pour les 64 communes sans candidats ?

France Bleu vendredi 7 mars 2014 à 7:50 Mis à jour le vendredi 7 mars 2014 à 16:02

Les candidats de toutes les villes sont pour la première fois obligés de se déclarer en préfecture
Les candidats de toutes les villes sont pour la première fois obligés de se déclarer en préfecture © Maxppp

Il est désormais trop tard : depuis jeudi 18 heures, les candidatures pour les élections municipales sont définitivement closes. Sur plus de 36.000 communes françaises, 64 n'ont réussi à trouver aucun candidat au poste de maire. Pour ces communes, c'est la préfecture qui va prendre les choses en main, avant l'organisation de nouvelles élections.

Selon le ministère de l'Intérieur, pas moins de 926.068 personnes sont candidates sur une liste aux élections municipales des 23 et 30 mars prochains, soit un électeur sur 49. Problème : dans 64 communes, il n'y a pas un seul candidat. Ce sont pour la plupart des communes de moins de 1.000 habitants, à l'exception de Gironde-sur-Dropt (Gironde). 

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L'élection annulée, deuxième chance après le premier tour

La première étape qui va suivre, pour ces communes, est l'annulation de l'élection. Le 23 mars, les préfectures de département n'installeront pas d'urne dans ces 64 communes. A l'issue du premier tour, il y aura une nouvelle chance pour de potentiels candidats de déposer une candidature : les 24 et 25 mars - soit le lendemain et le surlendemain du premier tour, pour les communes sans candidats, il sera possible de s'inscrire à nouveau auprès des préfectures. Auquel cas l'élection aura lieu le 30 mars, jour du second tour.

Une délégation nommée par le préfet

S'il n'y a toujours pas de candidats, les préfectures nommeront des délégations composées de trois personnes, et chargées de gérer les affaires communes. Ces délégations, qui élisent leur président, peuvent gérer les affaires administratives et les urgences, mais ne peuvent en aucun cas toucher au budget de la commune. Elles ont une durée de vie limitée par le Code des collectivités territoriales : trois mois.

Une nouvelle élection pour éviter la dissolution

D'ici trois mois, une nouvelle élection doit donc être organisée pour constituer un nouveau conseil municipal. Reste une hypothèse - encore inédite mais prévue par les règlements : celle où, lors de cette nouvelle élection, il n'y aurait à nouveau aucun candidat.

Dans ce cas, la commune serait purement et simplement dissoute, et fusionnée avec une autre commune. Mais d'ici là, il n'est pas impossible que certains candidats se dévouent pour sauver leur ville, comme cela a été le cas jeudi à Saint-Christophe-sur-Roc, dans les Deux-Sèvres.