Politique

Municipales : rituelle guerre des affiches à Quimper

Par Jean Saint-Marc, France Bleu Breizh Izel vendredi 14 mars 2014 à 16:59

Les affiches ne tiennent que quelques heures
Les affiches ne tiennent que quelques heures © Radio France - - Jean Saint-Marc

À quelques jours du 1er tour, les candidats redoublent d'ardeur.

C'est une bataille pacifique... Mais tout de même une petite guerre des positions qui se déroule ces jours-ci dans les rues de Quimper. Les colleurs d'affiches de l'UMP et PS suivent les mêmes trajets pour afficher les visages de leurs candidats. Ils passent donc leur temps à recouvrir les affiches de l'adversaire .

"Quand une affiche tient trois heures c'est vraiment exceptionnel", témoigne Matthieu Stervinou, directeur de campagne de Bernard Poignant. Une guéguerre qui amuse les militants :

"On va lui mettre un peu de colle sur la moustache"

Les deux camps sont très organisés : dans chaque quartier, il y a un militant avec un pot de colle et quelques affiches. Et puis il y a des spécialistes du collage qui font des grandes tournées en ville. Les militants PS se retrouvent à 6h30 du matin, "pour être visibles à l'heure de l'embauche" . Dans l'autre camp, c'est un retraité qui tourne toute la journée dans la ville.

"Plus de 5.000 affiches"

"Je peux faire jusqu'à 60 kilomètres par jour. Et on a des bons stocks d'affiches. Je pense en coller plus de 5.000 pendant la campagne" , raconte Yves Gentric, colistier de Ludovic Jolivet.

"Dès qu'on faiblit un peu on nous dit 'on voit plus vos affiches !' Pour les gens, ça montre que nous ne sommes pas assez nombreux à militer... Ou qu'on est pas assez investis. C'est très important les affiches !"  s'enthousiasme Baptiste, jeune militant PS. 

Cette guerre des affiches a bien sûr un coût... pour les contribuables : les dépenses de camapagne des candidats sont remboursées (jusqu'à 51.582 euros pour les candidats présents au second tour à Quimper).