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Municipales : faire campagne avec les restrictions sanitaires dans les Pyrénées-Orientales

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Par , France Bleu Roussillon

Réunions publiques limitées à 10 personnes, pas de meetings, porte-à-porte difficilement envisageable... La crise du Covid-19 et les mesures sanitaires à respecter obligent les candidats aux municipales à s'adapter pour la campagne du second tour. Illustration dans les Pyrénées-Orientales.

À l'approche du deuxième tour des municipales, les candidats doivent trouver des moyens de faire campagne autrement.
À l'approche du deuxième tour des municipales, les candidats doivent trouver des moyens de faire campagne autrement. © Maxppp - Thomas Padilla

Cette deuxième manche des élections municipales sera quoi qu'il arrive inédite. Déjà par la durée de l'entre-deux tours : alors qu'il dure habituellement une semaine, cette année il y aura trois mois et demi entre les deux scrutins (premier tour le 15 mars, second le 28 juin).
Et en plus, les conditions de la campagne sont particulières. Cette année, les prétendants aux mairies des Pyrénées-Orientales doivent innover. 

Réunions Tupperware et "speed-dating local"

Comment concilier campagne de terrain et interdiction des regroupements de plus de 10 personnes ? "Faire campagne pour ce scrutin, cela demande un peu d'imaginationet surtout cela demande de se démultiplier" admet Marie Costa, candidate à Amélie-les-Bains

Opposée au second tour au maire sortant Alexandre Reynal, elle a plusieurs idées pour faire campagne : "Nous faisons des réunions Tupperware chez l'habitant, où la personne invite un certain nombre de ses connaissances, ce qui nous permet de les toucher et de leur expliquer notre programme". 

Autre moyen : se réunir au pied des immeubles. "C'est une sorte d'adaptation locale au speed-dating" sourit Marie Costa. "Les habitants ont cinq minutes pour nous poser des questions et nous devons leur répondre. En général, ce sont des questions assez directes et personnelles."

Le but, être partout et le plus possible

À Perpignan, le maire Jean-Marc Pujol reconnaît une forme de "frustration" face à l'impossibilité d'organiser des meetings et des réunions publiques d'envergures. Pour y parer, en plus de lui-même effectuer des déplacements, le maire-candidat compte sur ses équipes :  "Nous allons affecter à chaque co-listier un maillage territorial, de manière à ce qu'il puisse être vu et être dans des lieux où il y a du monde, la sortie des hypermarchés, des magasins etc..."

Le but pour de nombreux candidats, c'est de multiplier les réunions de ce type, en petit comité, dans le plus d'endroits possibles. Quitte à imaginer des moyens plutôt originaux, comme à Céret

"Un de nos co-listiers va sillonner la ville à vélo, comme un homme-sandwich. Il aura des panneaux pour inviter les électeurs à venir voter, et surtout à venir voter pour notre liste" détaille Patrick Puigmal, candidat engagé dans une triangulaire face à Jean-Jacques Planes et Michel Costes. 

Les réseaux sociaux, moyens imparfaits de communication

Évidemment, depuis plusieurs années déjà, Internet est devenu un parallèle du marché du village. La quasi-totalité des candidats possède une page Facebook pour relayer son programme et ses idées. Même s'ils sont plusieurs à être peu emballés par une campagne 100% numérique, qui ne permet pas de toucher tous les électeurs. 

Face à l'absence de réunions publiques, cela reste tout de même un moyen de faire passer des messages. Récemment, Louis Aliot, également prétendant à Perpignan, a publié une vidéo en direct pour répondre à certaines questions d'habitants et détailler ses mesures. 

"Cela permet de dialoguer avec les citoyens" avance Patrice Aybar, candidat à Bages. En lice contre Marie Cabrera, il compte beaucoup sur les réseaux sociaux : "Le site internet, Facebook, Instagram... Nous organisons énormément de communication sur les réseaux sociaux pour pouvoir être présent sur le terrain sans y être vraiment. On s'adapte."

Dans son avis rendu au gouvernement concernant la tenue du deuxième tour des municipales, le Conseil scientifique incite d'ailleurs les candidats à utiliser le plus possible les moyens numériques. 

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