Politique

Municipales à Strasbourg : ce qui départage les candidats

Par Céline Rousseau, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass vendredi 28 février 2014 à 19:15

Vue aérienne de Strasbourg avec la cholie cathédrale
Vue aérienne de Strasbourg avec la cholie cathédrale © MAXPPP

Selon les sondages, on s'achemine à Strasbourg, vers un remake de 2008 pour les municipales. Roland Ries (PS) et Fabienne Keller (UMP) devraient de nouveau s'affronter au 2nd tour. Le Rassemblement Bleu Marine pourrait aussi rester dans la course. Voici les principaux thèmes de campagne qui distinguent les candidats.

La lutte contre le chômage C'est d'abord sur l'emploi que les candidats sont attendus. A Strasbourg, le taux de chômage est de 10,7 %, soit un point et demi de plus que la moyenne régionale. Du coup, la plupart des têtes de liste en ont fait leur priorité. On peut citer les emplois verts d'Alain Jund (EELV), la création d'un quartier d'affaires à la gare pour Fabienne Keller (UMP) ou encore un soutien financier aux entreprises innovantes avec Roland Ries (PS).

La place de la voiture A Strasbourg, on débat aussi beaucoup de la question des transports. Pour le maire socialiste, Roland Ries, la voiture doit carrément être exclue de certains secteurs préservés comme le centre ville. Le candidat des Verts, Alain Jund veut multiplier les zones 30. A l'opposé, le FN prévoit d'augmenter le nombre de places de parking : une place par logement contre une demi aujourd'hui. Fabienne Keller (UMP) insite elle sur le développement du tramway à l'ouest de la ville et pas seulement vers Kehl.

Le logement La plupart des têtes de liste dénoncent la bétonisation sous l'ère Ries. Le maire sortant répond qu'il a permis la construction de 17.000 logements pendant son mandat pour répondre à une demande très forte.

Strasbourg, capitale de l'Europe Une nouvelle fois le statut européen de Strasbourg s'est invité dans la campagne. Tous les candidats défendent bec et ongle le siège strasbourgeois du Parlement européen, mais chacun estime que l'autre n'en fait pas assez.