Politique

Municipales Strasbourg : Fabienne Keller et Roland Ries font durer le suspense

Par Aymeric Robert, France Bleu Alsace lundi 24 mars 2014 à 2:43

Fabienne Keller et Roland Ries Strasbourg
Fabienne Keller et Roland Ries Strasbourg © Maxppp

Fabienne Keller (32,93%) devance la maire sortant Roland Ries (31,24%). Malgré l'appel de l'UMP, le candidat arrivé troisième, Jean-Luc Schaffhauser (RBM-FN), compte bien se maintenir.

Avec près de 33% des voix, l'UMP, Fabienne Keller devance Roland Ries (31,24%). Le maire sortant socialiste pourrait tout de même profiter de la triangulaire programmée dimanche 30 mars ; le candidat RBM-FN, Jean-Luc Schaffhauser qui a recueilli 11% des voix jouera un rôle d'arbitre.

"Je m'emploierai tout au long de cette semaine à expliquer que le programme de ma principale concurrente constitue un retour en arrière. Un retour en arrière vers une candidate qui a été maire de Strasbourg et qui a été largement battue en 2008, a déclaré Roland Ries. En ce qui concerne, le Front national, j'appelle l'ensemble des forces de progrès à se rassembler pour le deuxième tour, pour que nous puisson continuer notre travail dans les six ans à venir."

Fabienne Keller : "J'espère rassurer des électeurs qui ont pu faire un vote d'indignation"

Fabienne Keller est tout aussi combative : "En allant sur le terrain, j'ai ressenti de la colère, de l'indignation. Parce que dans l'attribution des logements sociaux aujourd'hui, il y a de l'injustice. Pas de transparence. Quand ils voient les occupations sauvages sur des terrains interdits où rien n'est fait... J'espère rassurer des électeurs qui ont pu faire un vote d'indignation, un vote de colère dans ce premier tour."

Sur les ondes de France Bleu Alsace, André Reichardt, le patron de l'UMP Bas-Rhin a, lui, appelé le candidat de Marine Le Pen à se désister en faveur de Fabienne Keller.

Son Reichardt - MF5 BF

"Sur le fond, je comprends très bien l'appel d'André Reichardt, mais ce n'est pas possible, a répondu Jean-Luc Schaffhauser. Je ne vois pas Fabienne Keller sur les questions de sécurité, les questions d'emploi. Nous sommes obligés de nous maintenir."