Politique

Myriam El Khomri nommée ministre du Travail en remplacement de François Rebsamen

Par Marina Cabiten, France Bleu mercredi 2 septembre 2015 à 14:08 Mis à jour le mercredi 2 septembre 2015 à 14:48

Myriam el Khomri
Myriam el Khomri © MaxPPP

Myriam El Khomri, 37 ans, a été nommée mercredi ministre du Travail en remplacement de François Rebsamen. Elle était auparavant secrétaire d'État à la Politique de la Ville.

Myriam El Khomri a été nommée mercredi ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social. Elle remplace François Rebsamen, à présent maire de Dijon

Une surprise

Le ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports Patrick Kanner reprend la responsabilité des fonctions occupées jusqu'à présent par Myriam El Khomri sur la Ville. La nomination de la benjamine du gouvernement, âgée de 37 ans, au ministère du Travail constitue une surprise, son nom n'ayant jamais été avancé parmi les candidats possibles.   

C'est suite aux attentats de janvier qu'elle est montée en première ligne en tant que secrétaire d'État à la ville : pour porter la bonne parole du gouvernement sur le "vivre-ensemble", elle multiplie les déplacements en banlieue.

De comédienne en herbe à politique confirmée

Née à Rabat d'un père marocain et d'une mère bretonne, Myriam El Khomri arrive en France à l'âge de 9 ans. Elle se met au théâtre pour combattre sa "grande timidité". "J'avais des rêves d'être comédienne, de scène", dit-elle. Boursière, elle abandonne le théâtre à vingt ans pour se consacrer à ses études de droit, et a "un coup de coeur" pour le droit public. Le "déclic" politique se produit, en 2001, lors d'un stage à la Délégation interministérielle à la Ville. En 2014, elle devient porte-parole de la campagne d'Anne Hidalgo pour la mairie de Paris, avant d'être appelée au ministère de la Ville. "Tout est allé extrêmement vite", reconnaît celle qui n'a adhéré au PS qu'après le 21 avril 2002. 

Changement de visage, mais pas de priorité

Myriam El Khomri aura la lourde tâche de tenter d'inverser la courbe ascendante du chômage, un engagement du chef de l'Etat qui en a fait la condition sine qua non de sa candidature à un second mandat.   

 

Pour la première fois depuis janvier, le nombre de demandeurs d'emploi a marqué le pas en juillet, en reculant de 0,1%. Mais il continue de flirter avec le chiffre record de 3,55 millions de personnes sans aucune activité.