Politique

Nadine Morano empêche Rachid Nekkaz d'entrer au centre des impôts de Toul, la police intervient

Par Cédric Lieto et France Bleu, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu vendredi 14 octobre 2016 à 18:57 Mis à jour le vendredi 14 octobre 2016 à 19:23

Nadine Morano s'est interposée pour empêcher Rachid Nekkaz d'entrer au centre des impôts de Toul
Nadine Morano s'est interposée pour empêcher Rachid Nekkaz d'entrer au centre des impôts de Toul © Radio France - Cédric Lieto

Corps à corps musclé entre l'eurodéputée (LR) Nadine Morano et l'activiste algérien Rachid Nekkaz. L'élue originaire de Toul a tenté d'empêcher Rachid Nekkaz de régler l'amende d'une Meurthe-et-Mosellane pour port du voile intégral. La police a dû intervenir pour permettre à Nekkaz de passer.

La température est montée de quelques degrés ce vendredi 14 octobre devant le centre des finances publiques de Toul. L'eurodéputée Nadine Morano et l'activiste algérien Rachid Nekkaz s'étaient donnés rendez-vous. Le second avait prévu de payer l'amende infligée à une femme pour une infraction à la loi interdisant le port du voile intégral dans l'espace public. La première avait décidé de s'y opposer, quitte à faire barrage de son corps.

Le ton monte et Nadine Morano s'interpose physiquement

Et ce qui devait arriver arriva. Drapeau algérien autour du cou et smartphone à la main, Rachid Nekkaz se présente face à Nadine Morano et une vingtaine de personnes venus la soutenir. L'accueil est froid face à un activiste qui ne boude pas son plaisir. Après vingt minutes de débat et un dialogue de sourds, le ton monte quand Rachid Nekkaz veut progresser vers le centre des finances publiques. Nadine Morano s'interpose physiquement comme on le voit sur la vidéo ci-dessous :

La police finit par intervenir pour permettre à Rachid Nekkaz de progresser vers le centre des finances publiques (voir vidéo ci-dessous) car rien ne lui interdit de payer une amende à la place de quelqu'un d'autre. Une intervention de la police qui a du mal à passer pour Nadine Morano et ses militants.

Après avoir réglé son amende, Rachid Nekkaz quitte le centre par une porte dérobée. Il revendique plus de 1.100 paiements de ce genre.

Le reportage sur place de Cédric Lieto

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