Politique

Nadine Morano persiste et signe après ses propos polémiques sur la France "pays de race blanche"

Par Cécile Soulé, France Bleu Alsace, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu Sud Lorraine lundi 28 septembre 2015 à 20:26

Nadine Morano
Nadine Morano © Max PPP - NCY pour l'Est Républicain

L'élue lorraine a provoqué un tollé quasi général en déclarant samedi soir sur France 2 : "La France est un pays judéo-chrétien de race blanche". Nadine Morano campe sur ses positions même si son propre camp à droite se désolidarise de ses propos.

La polémique enfle après les propos de Nadine Morano à la télé. Samedi soir, sur France 2, la conseillère régionale de Lorraine et députée européenne Les Républicains a déclaré : "La France est un pays judéo-chrétien de race blanche". Nadine Morano faisait référence au général de Gaulle. Elle a ajouté qu'elle n'avait pas envie que la France devienne musulmane.

Nadine Morano ne renie pas ses propos

La condamnation est quasi générale mais ça n'empêche pas Nadine Morano de camper sur ses positions. "Je ne savais pas que le mot race était interdit dans la race française! J'ai reçu des centaines de mails en me disant, vous avez totalement raison. J'aurais aimé que mes amis politiques mettent la même énergie à combattre le salon de la femme musulmane à Pontoise qui prône une régression du droit des femmes."

Mais le mot "race" n'est pas anodin. L'Assemblée nationale l'a supprimé du code pénal il y a deux ans et demi parce qu'il est au fondement du racisme. Son camp à droite se désolidarise de ses propos. "L'expression est malheureuse", reconnaît la porte-parole Les Républicains. Dans le Grand Est, la tête de liste à droite pour les régionales, Philippe Richert, estime que les propos du général de Gaulle ne peuvent pas être utilisés en dehors du contexte historique de l'époque. Et pour ces mêmes régionales, le Modem ne présentera pas de candidat aux côtés de Nadine Morano en Meurthe-et-Moselle.

Lire aussi: Nathalie Delattre (UDI Gironde) : "Il faut sanctionner Nadine Morano"

Sur internet, une pétition qui a déjà recueilli 12.500 soutiens lundi soir demande le retrait de Nadine Morano de la liste de droite aux régionales. Lundi 28 septembre, en marge du conseil municipal de Nancy, le maire de la ville, Laurent Hénart, président du Parti radical, composante de l'UDI, a clairement parlé de dérapage.