Politique

Le maire de Nancy, Laurent Hénart, dans le conseil stratégique de François Fillon

Par Mathieu Barbier, France Bleu Sud Lorraine vendredi 16 décembre 2016 à 11:22

Laurent Hénart, le maire de Nancy
Laurent Hénart, le maire de Nancy © Maxppp - Alexandre Marchi

On peut être centriste et soutenir le programme libéral de François Fillon. La preuve avec le maire de Nancy et président du Parti Radical. Laurent Hénart fait partie du conseil stratégique du candidat. Il s'explique sur son choix sur France Bleu.

Le soutien du Parti radical n'est pas un choix opportuniste, affirme Laurent Hénart, mais difficile au travers de ces propos de ne pas voir le principe de réalité prévaloir après avoir soutenu Alain Juppé pendant la primaire : "La primaire a mobilisé comme jamais. Les Français veulent l'alternance et François Fillon peut rassembler l'opposition et au delà. Il est le mieux placé pour être le prochain président. Je suis confiant sur sa capacité à rassembler ", explique Laurent Hénart sur l'antenne de France Bleu Lorraine ce vendredi.

La laïcité tête de pont des valeurs du Parti Radical

Mais ce soutien n'est pas un chèque en blanc. Les responsables de l'UDI, dont le Parti radical est une composante, ont rencontré à deux reprises François Fillon. Laurent Hénart l'a vu en tête à tête depuis sa victoire à la primaire et pour l'élu nancéien, plusieurs sujets sont essentiels : "Pour les radicaux, les sujets de la laïcité, de l’éducation, du développement durable, la construction européenne sont essentiels. Notre objectif est d'enrichir le projet d'alternance ".

Et quid des valeurs sociétales conservatrices de François Fillon ? Ce n'est plus un sujet pour le maire de Nancy : "François Fillon a des convictions personnelles mais il n'entend pas revenir sur les changements sociétaux comme la loi sur le mariage pour tous. Ce sujet est derrière nous et c'est très bien comme ça" , explique le maire de Nancy.

Le cas François Bayrou ?

Soutien de François Bayrou en 2012, Laurent Hénart ne soutiendrait pas le maire de Pau en cas d’annonce de candidature au mois de janvier. Il s'en explique : " Ce que François Bayrou doit regarder, c'est le niveau élevé du Front national. En face de cela, il y a la fragmentation de la gauche. Il faut donc une candidature d'union. Les deux se parlent, puisque les deux me l'ont dit. Leur dialogue permettra, je l'espère, que François Bayrou fasse le même choix que les centristes de l'UDI".