Politique

A Nancy, passage de témoin réussi entre André Rossinot et Laurent Hénart

Par Blandine Costentin, France Bleu Sud Lorraine lundi 31 mars 2014 à 0:18

Laurent Hénart victorieux avec André Rossinot
Laurent Hénart victorieux avec André Rossinot © Maxppp

Laurent Hénart, tête de liste UDI et dauphin désigné du maire sortant André Rossinot, confirme le bon résultat engrangé au premier tour des municipales. Il s'impose avec 52,91% des voix face au socialiste Mathieu Klein. La journée électorale a cependant été marquée par la disparition brutale et accidentelle du président du conseil général de Meurthe-et-Moselle, Michel Dinet.

Laurent Hénart réussit son pari : prendre le relais d'André Rossinot, qui, après plus de 30 ans passés à la tête de la mairie de Nancy, ne briguait pas de sixième mandat. Arrivé en tête du premier tour des élections municipales, faisant mentir des sondages qui lui étaient défavorables, l'adjoint à la culture du maire sortant est élu au second tour; avec 52,91% des suffrages.

La difficulté pour lui était d'incarner à la fois la continuité et le changement. Devant les militants rassemblés à sa permanence électorale, Laurent Hénart s'exclame : "on a réussi à gagner cette ville, à lui donner une majorité fière et indépendante (...) pour nous, l'aventure ne fait que commencer ". 

Laurent Hénart réclame aussi un temps de silence, en hommage à Michel Dinet, le président socialiste du conseil général de Meurthe-et-Moselle, qui s'est tué dans un accident de la route, la nuit précédente : "c'était un vrai républicain (...) il avait, au-delà des différences de conviction, la capacité de faire prévaloir l'intérêt général ". 

Mathieu Klein : "l'équipe sortante a surfé sur la vague bleue"

Toute la classe politique rend hommage à Michel Dinet, à commencer par Mathieu Klein , le candidat malheureux de la gauche pour ces élections municipales à Nancy : "n ous avons perdu un homme de bien ", regrette celui qui est aussi vice-président du conseil général.

Quant à son échec aux municipales, Mathieu Klein explique qu'il voulait "relever ce défi " et qu'il ne le regrette pas. Il y voit une conséquence du contexte national : "l ’équipe sortante a surfé sur la vague bleue. La sanction est sévère. Le président de la République et le gouvernement doivent entendre cette colère ". Au plan local, il faudra "que l’opposition soit plus constante dans son travail de proximité et qu'elle continue à s’ouvrir ". Va-t-il siéger au conseil municipal ou briguer la présidence du conseil général ? Mathieu Klein demande le temps de la réflexion...

Quant à André Rossinot , encore maire pour quelques jours, il ne se retire pas du jeu : il était sur la liste de Laurent Hénart et espère bien prendre la présidence du Grand Nancy.