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Nantes : ce qu'il faut savoir avant la manifestation interrégionale des gilets jaunes, ce samedi

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Par , France Bleu Loire Océan

Après Rennes, les gilets jaunes du grand ouest se sont donné rendez-vous à Nantes, ce samedi, pour l'acte XVI du mouvement. Le préfet de Loire-Atlantique a pris deux mesures inédites depuis le début de la mobilisation mais a confirmé qu'il ne fermerait pas le centre-ville.

"La semaine dernière, il y avait moins de 10% de gilets jaunes parmi les manifestants", regrette un CRS.
"La semaine dernière, il y avait moins de 10% de gilets jaunes parmi les manifestants", regrette un CRS. © Maxppp - Romain Boulanger

Les samedis se suivent et se ressemblent, à Nantes. Une nouvelle manifestation de gilets jaunes est prévue, ce weekend. La mobilisation devrait cependant être en hausse par rapport aux 15 samedis précédents car, cette fois-ci, le rassemblement sera interrégional. Face aux risques accrus de casse et de dégradations dans le centre-ville, le préfet de Loire-Atlantique a pris deux mesures inédites depuis le début du mouvement. 

Des effectifs de forces de l'ordre inédits depuis le début du mouvement

Les forces de l'ordre s'attendent à un regain de mobilisation, ce samedi, dans la "cité des ducs", après l'appel interrégional lancé par les gilets-jaunes. Pour faire face au risque de tensions mais aussi de dégradations, la préfecture de Loire-Atlantique confirme que les effectifs de police et de gendarmerie seront revus à la hausse pour atteindre un plus haut depuis le début du mouvement, le 17 novembre dernier. 

Les services de l'Etat ont également pris deux mesures exceptionnelles. "Je prendrai des arrêtés d'interdiction de transport d'armes par destination, c'est à dire des manches de pioche, des boules de pétanque, détaille Claude d'Harcourt, le préfet de Loire-Atlantique. Lorsque nous constaterons qu'un véhicule transporte ces biens, nous pourrons sanctionner le contrevenant. _Quant au procureur de la République, il va prendre des mesuresqui permettront_, sur un très large périmètre, de procéder à des contrôles d'identités, des ouvertures de sacs et de coffres de véhicules." Ces mesures vaudront surtout pour les manifestants qui tenteront de rejoindre le centre-ville depuis l'extérieur de Nantes. 

La préfecture nous a néanmoins indiqué que le centre-ville ne serait pas interdit, contrairement à ce qui avait été décrété à Rennes, le weekend passé. "Chaque ville a ses caractéristiques, justifie le préfet. A Nantes, il y a plusieurs centres-villes avec une multitudes d'accès et je n'ai pas l'habitude de prendre une mesure que nous ne soyons en capacité de mettre en oeuvre."

Des projectiles de plus en plus dangereux lancés sur les forces de l'ordre

Face à un mouvement qui dure, les forces de l'ordre font pour leur part connaitre leur "lassitude". Ils observent également une diminution du nombre de "vrais" gilets jaunes dans les cortèges au fil des semaines. "Sur les 1.000 manifestants présents lors du dernier rassemblement à Nantes, pas plus de 10% étaient des gilets jaunes", confie un CRS mobilisé chaque weekend. 

Les policiers et gendarmes s’inquiètent également des armes, de plus en plus sophistiquées, utilisées par les casseurs. "Désormais, ils nous lancent des pétards scotchés avec des clous qui peuvent blesser, observe le secrétaire départemental Unité SGP FO, à Nantes. Mais, ce qui est très dangereux et peut même être mortel, c'est l'utilisation de lances-amarres. C'est un matériel très puissant qui envoie une fusée et qui a été utilisé lors de la dernière manifestation." 

Samedi dernier, le projectile est passé entre les jambes de deux policiers. "Ça aurait pu leur sectionner la jambe", confie-t-on chez les policiers. Face à cette augmentation de la violence, les syndicats ont alerté la préfecture et ont demandé qu'on puisse interpeller un casseur en possession de cet objet "pour qu'il puisse subir une condamnation exemplaire".

En première ligne depuis le début de la manifestation, les CRS confient "ne plus reconnaître le mouvement tel qu'il était à ses débuts." "On sait qu'on va ramasser des boulons, des pavés et de l'acide, explique le délégué syndical Alliance d'une compagnie qui sera présente à Nantes, ce weekend. _Certains manifestants ont une sulfateuse sur le dos et ils balancent de l'acide sur les forces de l'ordre_."   

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