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"Ne pas faire subir à autrui ce qu'on a subi soi-même" pour le futur maire de Thonon, Christophe Arminjon

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Par , France Bleu Pays de Savoie

Invité de France Bleu Pays de Savoie ce lundi, le futur maire de Thonon-Les-Bains, Christophe Arminjon, affirme qu'il accordera une place importante au travail avec l'opposition.

Christophe Arminjon, futur maire de Thonon-les-Bains
Christophe Arminjon, futur maire de Thonon-les-Bains - Réussir Thonon

L'opposition, il connait. Christophe Arminjon, futur maire DVD de Thonon-Les-Bains a passé 18 ans dans le costume d'opposant à Jean Denais avant de remporter les élections municipales ce dimanche 28 juin avec 48,36% des suffrages. 

Au micro de France Bleu Pays de Savoie ce lundi matin, Christophe Arminjon affirme qu'il accordera une place importante à l'écoute des opposants menés par Jean-Baptistes Baud (PS-arrivé en seconde position avec 27,39% des voix) et Franck Dalibard (DVD, arrivé en 3e place avec 24,25% des voix).

Christophe Arminjon, invité de France Bleu Pays de Savoie ce lundi matin

France Bleu Pays de Savoie : Après trois mandats dans l'opposition, vous voilà aux manettes. C'est une revanche ?  

Chritophe Arminjon : Non, ce n'est pas une revanche. Je crois que simplement c'est le fruit d'un travail de longue haleine au quotidien avec les Thononais qui ont choisi de tourner une page et surtout de partir pour un nouveau cap et de nouvelles méthodes.

Vous étiez dans l'opposition c'est vrai, mais du même bord (droite) que Jean Denais. Vos adversaires disent qu'avec vous rien ne va changer...  

Eh bien on tentera d'en faire la preuve par l'exemple. Être à droite ne signifie pas accepter tout. J'ai toujours défendu l'intérêt général, et c'est ma boussole. Il y aura d'abord un cap clair, en indiquant aux Thononais qu'on peut développer cette ville sans perdre son côté agréable et la qualité de vie qui y règne depuis longtemps. Et puis surtout un changement de méthode, en associant plus les élus d'opposition mais aussi les citoyens aux décisions les plus importantes.  

C'est-à-dire ? Quelle va être la place de l'opposition ? 

J'ai déjà indiqué que dès l'élection du maire acquise, je proposerai aux deux représentants de l'opposition, Jean-Baptiste Baud pour la gauche, et Franck Dalibard, de se réunir régulièrement, une fois par mois, avoir un entretien pour évoquer les affaires courantes. Je compte sur les doigts de la main les entretiens que j'ai eu avec le maire sortant en 18 ans. Avec moi, ce sera tous les mois. On ne peut pas faire nécessairement subir à autrui ce qu'on a subi soi-même. Je pense que la démocratie a besoin de respirer.  

A propos de démocratie, il y a eu plus de 64% d'abstention à Thonon, plus que la moyenne nationale. Est-ce que ça ne gâche pas un peu votre élection ?  

C'est forcément décevant. En ce qui me concerne, je considère que l'élection est très claire. Si la participation est plus faible qu'attendue, dans un contexte inédit, le résultat lui est assez net puisqu'on approche les 50% des suffrages alors que c'est une triangulaire. Donc il me semble que la légitimité est au rendez-vous, et puis ce sera à nous de faire la preuve que dans six ans les électeurs retrouveront le chemin des urnes. On était déjà dans des étiages assez bas en 2014, je pense qu'il y a eu une usure du pouvoir et que lorsque nos gouvernants ne font pas convenablement leur travail, les citoyens se détournent des urnes.  

Quel sera votre tout premier chantier ?  

Le premier chantier, c'est la suite malheureusement de la crise sanitaire, avec l'organisation dès cet été de centres de vacances et de loisirs intégrant une remise à niveau et le rattrapage scolaire de tous les enfants qui ont été déscolarisés depuis le mois de mars. C'est une urgence sociale, parce qu'on sait que ceux qui sont restés le plus longtemps éloignés des classes sont ceux qui en avaient le plus besoin, donc il y a un risque de décrochage important.

Les résultats de l'élection municipale

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