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"On ne peut pas défendre l'indéfendable" : l'ex président des Républicains du Loiret quitte le parti

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Par , France Bleu Orléans

Il avait démissionné de la présidence des Républicains du Loiret le 17 juillet. Cette fois, Jacques Martinet, ex maire de St-Denis-en-Val, va plus loin et quitte le parti auquel il avait adhéré en 1981. "On ne peut pas défendre l'indéfendable", lance-t-il à l'adresse des parlementaires LR du Loiret.

Jacques Martinet, maire de Saint Denis en Val jusqu'au 21 mars 2020
Jacques Martinet, maire de Saint Denis en Val jusqu'au 21 mars 2020 © Radio France - Anne Oger

L'élection surprise du socialiste Christophe Chaillou à la présidence d'Orléans Métropole, avec les voix d'une partie de la droite locale, n'en finit pas de laisser des traces au sein des Républicains du Loiret. Dernier épisode : Jacques Martinet, maire de Saint-Denis-en-Val de 2001 à 2020, rend sa carte et quitte le parti, après avoir déjà démissionné de son poste de président par intérim des LR Loiret, le 17 juillet.

Ce qui ne passe pas : l'alliance qui a permis au socialiste Christophe Chaillou de devenir président de la Métropole

Que s'est-il passé ? Jacques Martinet refuse de cautionner un mail adressé par les quatre parlementaires LR du Loiret (Claude Ganay, Jean-Noël Cardoux, Jean-Pierre Door, Marianne Dubois) aux 800 adhérents du parti. Dans cette missive, ces élus qui assurent la présidence collégiale par intérim du parti reviennent sur "le pacte de gestion" négocié entre les maires socialistes de la métropole et une partie de la droite locale, dont le maire d'Orléans Serge Grouard (LR). 

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Malgré "l'onde de choc" et "l'incompréhension" que cela a provoqué "auprès de certains adhérents", les parlementaires leur demandent, dans ce mail, de "faire confiance [à Serge Grouard] pour la suite". Jacques Martinet explique qu'il ne veut "pas cautionner" cela : "un mail a été envoyé aux adhérents excusant ce qui s'est passé le 16 juillet à la Métropole, je ne l'accepte pas. On ne peut pas défendre l'indéfendable. Je préfère partir. On dit toujours que ce sont les plus gênés qui s'en vont. Et bien, je suis gêné, donc je m'en vais."

Serge Grouard célèbre sa victoire aux municipales à Orléans (son colistier Florent Montillot à gauche, et Jacques Martinet ancien maire LR de Saint Denis en Val à droite)
Serge Grouard célèbre sa victoire aux municipales à Orléans (son colistier Florent Montillot à gauche, et Jacques Martinet ancien maire LR de Saint Denis en Val à droite) © Radio France - Alexandra Lagarde

Jacques Martinet "n'accepte pas que les parlementaires aient écouté Serge Grouard, mais pas Matthieu Schlesinger [maire d'Olivet, ex LR juppéiste et candidat malheureux à la présidence de la Métropole] pour avoir ses explications. C'est comme ça qu'il aurait fallu faire, c'est comme ça que je fais de la politique, dans la transparence et la justice. Ça n'a pas été le cas, donc j'en prends acte et je rends ma carte des LR". Pour l'ex maire de Saint-Denis-en-Val, la présidence d'Orléans Métropole devait revenir à la droite et au centre-droit, au vu des résultats des dernières municipales dans l'agglomération, et pas au PS.

Jacques Martinet était adhérent depuis 1981

"Dans la vie, il faut être droit, un homme ne vaut que par sa parole, sinon il ne vaut rien. Là, la parole a été bafouée, donc je préfère m'en aller". Jacques Martinet avait adhéré au RPR après l'élection du socialiste François Mitterrand à la présidence de la République le 10 mai 1981 : "je n'ai jamais lâché, jamais quitté, jamais trompé, tout le monde ne peut pas dire ça, mais il faut bien que ça s'arrête un jour, et bien c'est aujourd'hui. Je ne suis pas plus malheureux ou plus heureux que ça".

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