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Politique

"On ne peut pas tenir l'image de la ville en otage", affirme Emmanuel Macron sur la grève des éboueurs de Marseille

vendredi 31 mars 2017 à 10:10 Par Fanette Hourt, France Bleu Provence

Le candidat "En marche !" à l'élection présidentielle était l'invité de France Bleu Provence ce vendredi 31 mars. Il a répondu aux questions des auditeurs, mais est aussi revenu sur la grève des éboueurs à Marseille, le ralliement de Manuel Valls à sa candidature et les élections législatives.

Emmanuel Macron à Saint-Denis, le 30 mars 2017.
Emmanuel Macron à Saint-Denis, le 30 mars 2017. © Maxppp - Maxppp

Marseille, France

Le candidat "En marche !" à la présidentielle Emmanuel Macron continue sa campagne. Il est en meeting à Marseille ce samedi 1er avril, au Parc Chanot.

Il a profité de son déplacement pour s'exprimer sur France Bleu Provence. Il a notamment confirmé qu'il y aura des candidats de son mouvement aux élections législatives dans toutes les circonscriptions, y compris dans celles des Bouches-du-Rhône et du Var. Emmanuel Macron est par ailleurs revenu sur les sujets qui font l'actualité du moment, et a répondu aux questions des auditeurs.

La grève des éboueurs : il faut "un bon dialogue social"

Pour Emmanuel Macron, les choses sont claires : "Dans une entreprise, ou dans une collectivité, quand les choses bloquent, c'est qu'il n'y a pas un bon dialogue social." D'ailleurs, pour le candidat à la présidentielle, "il faut des gens qui représentent des salariés. (...) Après, il faut que ce soit efficace et que ça ne se traduise pas par le blocage. Moi je suis donc pour que les syndicats aient moins de place dans la gestion des grands risques nationaux, qu'ils fassent moins de politique, mais qu'ils aient une responsabilité pour le dialogue social."

Dans le cas de Marseille, "on ne peut pas régulièrement tenir l'image de la ville en otage (...) surtout quand Marseille s'apprête à accueillir des événements internationaux, et il faut évoluer et avoir une posture qui est plutôt une posture de dialogue que de blocage."

Le ralliement de Manuel Valls, "non sollicité"

Le candidat d'En marche est par ailleurs revenu sur le ralliement de Manuel Valls, a son mouvement. "C'est son choix, je ne l'ai pas sollicité, mais j'en prends note et je l'en ai remercié." Certains ont fortement critiqué le choix de l'ancien Premier ministre, le député PS marseillais Patrick Mennuci parlant même d'une "honte pour le parti".

"Ce sont des propos d'homme de parti et d'intérêts de court terme. Les Français en ont assez de ces choses-là", a répondu Emmanuel Macron. "Vous verrez, dans les prochaines semaines, des hommes et de des femmes de droite faire la même chose", prédit-il.

"J'ai construit (...) un mouvement politique qui refonde la vie politique française, et donc qui rassemble des femmes et des hommes qui viennent de la gauche raisonnable, du centre, des écologistes, de la droite sociale, libérale, européenne, gaulliste."

"Des gens qui n'ont jamais travaillé ensemble se retrouvent avec moi. Mais derrière un objectif commun (...), qui est de renouveler les visages. Moi je ne gouvernerai pas avec les mêmes personnes", affirme Emmanuel Macron

Le débat du 20 avril : "Il faut qu'on soit sur le terrain"

Emmanuel Macron n'est pas pour un débat à 11 candidats à trois jours de l'élection présidentielle. "J'avais accepté le principe d'un débat à 11. [Ces débats] se sont ensuite multipliés. Il y a eu un débat à cinq (...) et un débat à 11 auquel je participerai le 4 avril [sur BFM TV et CNews, ndlr]."

C'est pourquoi, il n'est pas favorable à un troisième débat, le 20 avril "Il faut qu'on soit sur le terrain", explique-t-il. Ainsi, il souhaite que ce soit le CSA qui négocie directement avec les chaînes de télévision afin de trouver un compromis.