Politique

Nicolas Dupont-Aignan : la primaire de la droite, de "vieilles solutions" qui "feront souffrir les Français"

Par Magali Fichter, France Bleu Besançon vendredi 14 octobre 2016 à 11:46

Nicolas Dupont-Aignan était l'invité de France Bleu Besançon
Nicolas Dupont-Aignan était l'invité de France Bleu Besançon © Radio France - David Malle

Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l'élection présidentielle pour Debout la France, est en campagne en Franche-Comté. Sur France Bleu Besançon, il critique les primaires de la droite auxquelles il n'a pas voulu participer.

Nicolas Dupont-Aignan, candidat du mouvement Debout la France à l'élection présidentielle, fait campagne en Franche-Comté. Ce vendredi, sur France Bleu Besançon, il commente le débat des candidats à la primaire de droite, suivi la veille sur TF1 par cinq millions de téléspectateurs. Lui-même ne participe pas à la primaire, bien que "gaulliste", car il considère que tout ce que l'on a entendu, ce sont "de vieilles solutions qui ont été mises en place pendant 10 ans et qui ont échoué".

Le seul discours qu'on a entendu, c'est augmenter les TVA, supprimer les emplois aidés, faire souffrir les Français, supprimer les heures supplémentaires, c'est du délire"

Face à cela, Nicolas Dupont-Aignan se pose en alternative : "Je me présente pour offrir aux Français enfin un choix face à ce dilemme de continuer avec des gens qui ont gouverné pendant trente ans". Les sondages le créditent d'environ 5% d'intentions de vote pour la présidentielle.

L'interview à réécouter de Nicolas Dupont-Aignan sur France Bleu Besançon

Pour une Europe qui protège

Nicolas Dupont-Aignan se défend d'être contre l'Europe, "contrairement à Marine Le Pen", mais il est "pour une Europe qui nous protège. Comment voulez-vous créer des emplois si vous ne contrôlez pas un minimum les produits qui arrivent sur le territoire ?"

S'il avait eu à gérer le dossier Alstom en tant que président, qu'aurait-il fait ? "J'aurais imposé toutes les commandes publiques soient fabriquées en France à 75%, comme aux Etats-Unis". Il propose de "diviser par deux l'impôt sur les sociétés pour les PME qui réinvestissent leurs bénéfices sur le sol français".

Fermer les frontières, expulser les clandestins"

Interrogé sur les affiches très polémiques de Robert Ménard à Béziers, Nicolas Dupont Aignan dit ne pas les "aimer", mais qu'elles sont "la conséquence de l'exaspération des Français qui en ont assez de voir leurs impôts servir à accueillir des migrants qui ne devraient pas être en France (...) Sa solution ? "Il faut fermer les frontières, expulser les clandestins" et les déboutés du droit d'asile "qui ne sont jamais expulsés". Rappelons à ce sujet, que d'une part, une partie d'entre eux sont bien reconduits à la frontière, et que, d'autre part, il est très difficile de savoir combien restent sur le sol français, notamment parce qu'il existe des recours suspensifs, une fois le droit d'asile refusé.

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