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Politique

Nicolas Hulot : l’incinérateur en Corse, pourquoi pas ?

mardi 29 mai 2018 à 21:15 Par Hélène Battini et Patrick Vinciguerra, France Bleu RCFM

Traitements des déchets, loi littoral, glyphosate, Nicolas Hulot termine ce mardi sa visite en Corse. L’occasion pour le ministre de la Transition écologique et solidaire d’aborder tous ces sujets d’actualité. Il est l’invité de la rédaction sur RCFM ce mercredi à 7h50.

Nicolas Hulot termine ce mardi sa visite en Corse.
Nicolas Hulot termine ce mardi sa visite en Corse. © Radio France - Caroline Filippi

Corse, France

Le déplacement en Corse de Nicolas Hulot se termine avec les assises de l’eau ce mardi à Bastia, mais lors de cette visite il a évidemment été aussi question du traitement des déchets, de la loi littoral ou encore du fameux glyphosate. Le ministre de la Transition écologique et solidaire est l’invité de la rédaction de RCFM ce mercredi. Il répond aux questions de Patrick Vinciguerra.

Sur le traitement des déchets, vous n’écartez apparemment pas la solution de l’incinérateur, affirmant que ceux d’aujourd’hui sont moins polluants, encouragez-vous la collectivité de Corse à s’engager sur cette voie ?  

Nicolas Hulot (traitement des déchets)

« C’est une question anecdotique si on n’a pas d’abord travaillé sur la valorisation et le tri et que tous les acteurs y compris citoyens ont mis la main à la pâte. Pour les déchets résiduels, deux questions se posent, celle de la nocivité divisée par 20, parfois par 100… Deuxièmement si on fait un incinérateur et que son modèle économique est de consommer beaucoup de déchets pour être rentable, alors ce n’est pas la solution !

_Je demande simplement qu’on refasse un point sur les critères de dangerosité pour l’environnement et la santé ainsi que de savoir si on est obligé d’avoir un approvisionnement important en déchets, est-ce qu’une petite unité économiquement est envisageable ? Poser la question simplement, avant de faire des investissements qui sont lourds…_A la fin il y aura de toute façon des déchets résiduels, qu’est-ce qu’on en fait ? Cette situation n’a que trop duré en Corse ! »

Est-ce que la loi littoral est fragilisée par cet amendement adopté à l’Assemblée Nationale permettant l’aménagement des « dents creuses » ?

Nicolas Hulot (loi littoral)

« Ne faisons pas de tragédie où il n’y a pas besoin d’en faire, la loi littoral est la fierté de la France en matière environnementale, j’y suis attaché comme si c’était mon propre enfant... Parfois il y a des situations ubuesques, la loi littoral s’applique à des villages qui sont à 20km à l’intérieur des terres, que cela empêche un élu de faire une boulangerie dans un village qui ne voit même pas la mer on peut se poser la question de faire quelques aménagements. Pour des îles comme les îles bretonnes, à cause de la loi littoral ils ne peuvent pas se passer du fioul, parce qu’ils ne peuvent pas mettre d’énergies renouvelables…mais attention tous ces aménagements seront encadrés par l’avis conforme de deux commissions. »

Sur la côte d’azur le préfet a ordonné la destruction de plusieurs paillotes en bord de mer, ici en Corse les associations de défense de l’environnement se plaignent que les décisions de justice ne soient pas suivies de démolitions.

Nicolas Hulot (paillotes)

«  Une décision de justice doit être appliquée et je n’ai pas à la commenter…je ne pense pas qu’il y est du laxisme dans ce domaine. »

Sur le glyphosate l’Assemblée Nationale vient de refuser d’inscrire son interdiction dans la loi, vous vous sentez trahi ? 

Nicolas Hulot (Glyphosate)

« Évitons les grands mots, que je sois déçu car _cela aurait été plus cohérent de l’inscrire dans la loi…On s’est fixé trois ans_, avec quelques exceptions quand vraiment il y aura des impasses technologiques. Ce qui compte pour moi c’est qu’il ne soit pas remis en cause, je vais lancer un plan d’action pour expertiser toutes les alternatives qui existent au glyphosate et les confronter avec les partenaires, si on s’éloigne de l’objectif il sera toujours temps de revenir à la loi. »