Politique

REGIONALES| les propositions de Nicolas Mayer-Rossignol pour le PS-PRG en Normandie

Par Claire Briguet-Lamarre, France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu Cotentin et France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) mardi 22 septembre 2015 à 19:32

Nicolas Mayer-Rossignol (2e en partant de la gauche) sur France Bleu
Nicolas Mayer-Rossignol (2e en partant de la gauche) sur France Bleu © Radio France - Véronique Houdan

Nicolas Mayer-Rossignol, Président de la région Haute-Normandie et candidat PS-PRG aux Régionales était l'invité de "face à la presse" ce mardi soir sur France Bleu depuis l'espace-studio installé à la Foire de Caen. Ses principales propositions à moins de trois mois du scrutin.

Nicolas Mayer-Rossignol, candidat du PS-PRG aux élections régionales à venir en décembre était l'invité de "Face à la presse" ce mardi soir sur France Bleu Basse-Normandie. Les deux Normandie ne feront plus qu'une à partir du 1er janvier 2016. Un ensemble de 3 millions 300 000 habitants, soit 5% de la population française.

Voici ses réponses aux questions des journalistes de "Face à la presse"

Que ferez-vous si vous êtes battu ?

"Un des remparts contre l'abstention et le FN est la non-professionnalisation de la vie politique, il faut avoir un métier à côté. Evidemment on compte gagner cette élection mais, si je perds, je continuerai mon engagement. Je ne dépends pas de la politique pour vivre, je suis biologiste de formation. Si je suis en Normandie c'est parce que c'est l'endroit où j'ai envie de vivre. c'est une question d'engagement."

 "la politique n'est pas un métier mais un engagement"

Qui a décidé de la candidature PS aux Régionales, Laurent Fabius ?

"Il y avait deux Présidents,  Laurent Bauvais et moi. Laurent  était tout à fait légitime à être candidat. On s'est dit tous les deux il faut être responsables. Nous devons nous rassembler. Les conditions de ce rassemblement étaient meilleures avec moi comme tête de liste. Les questions du renouveau, de la transmission et du collectif a primé."

Quid de "l'hégémonie" rouennaise ?

"Il faut y répondre. Nous faisons campagne ensemble avec Laurent Bauvais. On essaie d'avoir une organisation de la région qui soit efficace et équilibrée. L'agriculture sera logiquement à Caen par exemple."

Où se fera la future implantation du Conseil régional ?

"La position socialiste est claire. Les services de la région doivent rester à Caen et à Rouen. Les gens demandent de la proximité. Les économies sont dans les achats, par exemple l'électricité. dans une collectivité qui a 3 milliards de budget ce n'est pas négligeable. Ce seront des économies d'échelle. On ne fera pas d'économies sur les services aux usagers. Après les élus, ils vont siéger à Caen comme le prévoit la loi."

Les économies seront des économies d'échelle

Le vrai débat est: dans une région plus grande, veut-on plus ou moins de services publics ? 

Que dites-vous au monde rural qui se sent oublié dans cette réforme ?

"Les 2/3 de notre population vit hors des villes. Il faut agir pour LES Normands. Quand vous êtes à Alençon ou Dieppe, les problématiques ne sont pas les mêmes. Les vrais sujets sont la santé, les investissements, l'industrie."

La Normandie ce n'est plus seulement les pommes et Jeanne d'Arc

Les problématiques ne sont pas partout les mêmes en Normandie

C'est quoi être Normand aujourd'hui ?

"Une histoire, un patrimoine. On le travaille avec le tourisme. Les savoir-faire normands existent, ce qui compte c'est de savoir ce que l'on peut apporter aux Normands d'aujourd'hui. Les guéguerre entre Le Havre/ Rouen et Caen sont ridicules aujourd'hui."

Le projet de ligne nouvelle Paris-Normandie ne se fera pas avant 2030. Que peut faire une région réunifiée pour accélérer ce type de projet ?

Cela fait 30 ans que l'Etat n'investit pas assez sur les lignes intermédiaires. Il n' y a pas assez de sillon, le matériel est vieillissant. La compétence de la Région est d'investir dans le centre de maintenance, dans le renouvellement des wagons. La LNPN se fera j'y crois. Pour cela, il faut que la région soit bien gérée pour que nous ayons des budgets à investir. Il faut également être rassemblés: élus et société civile.

La question des trains est cruciale dans la région

Que peut faire la région pour l'avenir de ligne telle que Caen-Tours ?

"Nous n'accepterons pas de dégradation de l'offre. Nous irons voir le ministre. Nous avons un certain nombre de leviers, Bernard Cazeveuve, Clotilde Valter et Laurent Fabius."

L'agriculture est en crise. Que pouvez-vous faire ?

"La région ne décide pas du prix du lait ni des directives européennes. mais la région peut faire des choses pour aider les jeunes agriculteurs à s'installer par exemple. La région gère des fonds européens. Elle doit aussi promouvoir la filière bio et locale, notamment dans les cantines."

Quelle est votre position sur l'EPR de Flamanville ?

"Il faut se poser la question des frais que ce projet engendre. La responsabilité des élus locaux est de faire que le mix énergétique profite à tous. Il n' y a pas que le nucléaire, il y a aussi les énergies marines renouvelables. Cherbourg est clairement le pôle pour les énergies marines renouvelables. Il y a également Le Havre. Il ne faut pas opposer les deux villes. Nous sommes la première région de France dans ce domaine.On ne mettra pas de parc éolien partout, il y a trop de contraintes. Un troisième appel d'offres est en cours."

Avez-vous peur d'arriver en 3e position au premier tour, derrière le FN ?

"Ce qui compte c'est le score du 2e tour. Il y aura un rassemblement  avec les forces de gauche. Il n' y a aucune raison locale de ne pas se rassembler. J'invite nos concitoyens à voter pour des questions locales et concrètes. Il faut jouer le match jusqu'au bout. Je porte le rassemblement."

Je n'ai aucun adversaire à gauche

Craignez-vous le score du front National en Normandie ?

"On le craint toujours car il est le symptôme d'un mal-être. Mais ces électeurs se trompent de colère. ce sont des gens qui viennent voler les voix des Normands. Ce sont des gens qui n'ont aucune solution et qui ne travaillent pas pour leurs électeurs. En revanche j'entends ce que disent les Normands. c'est pour ça qu'avec Laurent Bauvais nous sommes sur le terrain. Il faut que la région vienne à eux." 

L'accueil des réfugiés

La région n'est pas compétente pour l'hébergement mais nous avons mis à disposition 50 000 euros pour les associations qui travaillent toute l'année auprès des réfugiés. Nous insistons aussi sur l'éducation. J'essaie d'être sur le terrain en essayant d'être efficace.

Oui ou Non ?

  • Caen doit-il rester capitale du foot: OUI
  • Vous sentez-vous Viking ? OUI
  • Vous engagez-vous à ce que Caen soit le siège de la région: OUI
  • Reconnaissez-vous cette chanson ? OUI (un dimanche à Bamako)
    A suivre ce jeudi: "Face à la presse" avec Hervé Morin, candidat de la droite et du centre aux Régionales

 **A LIRE AUSSI: **"Face à la presse": Nicolas Mayer-Rossignol invité de France Bleu ce mardi soir