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Politique

Nicolas Sarkozy mis en examen dans l'enquête sur le financement de sa campagne de 2012

mercredi 17 février 2016 à 7:41 Par Julien Baldacchino, France Bleu

L'ancien président de la République a été mis en examen mardi soir pour "financement illégal de campagne électorale". Il est accusé d'avoir dépassé volontairement le plafond légal de dépenses autorisées pour les candidats à la présidentielle, en 2012.

Nicolas Sarkozy est mis en examen dans l'un des volets de cette affaire
Nicolas Sarkozy est mis en examen dans l'un des volets de cette affaire © Maxppp

Après douze heures d'audition par un juge financier, Nicolas Sarkozy a été mis en examen mardi soir pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012, dans l'enquête qui concerne ses comptes de campagne. Les enquêteurs soupçonnent l'ancien chef de l'Etat d'avoir maquillé ses comptes de campagne pour cacher une explosion du plafond légal des dépenses, à hauteur de 22,5 millions d'euros. 

L'avocat de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, a toutefois fait part de sa "satisfaction" après cette mise en examen, car "aucun fait lié au dossier Bygmalion n'est reproché" à l'ancien Président. En effet, Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour le seul chef de "financement illégal de campagne électorale", c'est-à-dire que tout ce qui lui est explicitement reproché, c'est d'avoir dépassé les comptes de campagne. 

Pas de mise en cause dans le volet "Bygmalion" de l'enquête

Or, les soupçons portant sur des fausses factures qui auraient été éditées par la société Bygmalion pour dissimuler les dépenses illégales l'UMP sont rattachés à trois autres chefs : usage de faux, escroquerie et abus de confiance. Et pour ces trois chefs, Nicolas Sarkozy n'est pas mis en examen, il a simplement été placé sous le statut de témoin assisté. Pour l'heure, l'ancien Président n'est pas formellement impliqué dans le volet de l'affaire concernant ce système de fausses factures, comme il l'a toujours déclaré.

L'enquête a par exemple permis aux enquêteurs de montrer que Nicolas Sarkozy avait demandé et obtenu plus de meetings dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle de 2012, alors que toute son équipe de campagne – lui-même compris – connaissait les "contraintes budgétaires" du parti, car une note de l'expert-comptable de l'UMP pointait clairement un risque de dépassement du plafond légal. Mais jamais aucun témoin de l'affaire n'a affirmé que Nicolas Sarkozy avait eu connaissance du système de fausses factures, qui a servi à cacher ces dépenses.  

Quel avenir politique pour Nicolas Sarkozy ?

Cette mise en examen constitue un coup dur pour Nicolas Sarkozy, qui est déjà sous le coup d'une autre mise en examen dans l'affaire des écoutes, un dossier dans lequel il est soupçonné d'avoir tenté d'obtenir d'un juge des informations placées sous secret de l'instruction. Il risque, dans cette affaire-là, un renvoi devant le tribunal correctionnel. 

Ces nouveaux éléments vont-ils avoir des répercussions sur la carrière politique de Nicolas Sarkozy ? C'est difficile à dire. Car rien n'empêche l'ancien président de la République, même s'il est concerné par des mises en examen, de se présenter aux primaires de la droite. Et selon plusieurs commentateurs politiques, rien n'assure que ses adversaires politiques dans cette course à l'investiture souhaitent que Nicolas Sarkozy se retire, car beaucoup basent leur campagne aux primaires sur l'anti-sarkozysme. 

Sur Twitter mardi soir, Alain Juppé a témoigné sa solidarité à Nicolas Sarkozy.  

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