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Politique

Noël Mamère renonce aux Européennes et arrête la politique

lundi 25 juin 2018 à 11:03 Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde et France Bleu

Un an après avoir quitté ses mandats, l'ex-député maire de Bègles se pose en observateur de la vie politique. Noël Mamère renonce aux Européennes et aimerait que les écologistes et Génération.s s'accordent, pour proposer une alternative "à la gauche de Mélenchon et la droite de Macron".

Noël Mamère désormais "spectateur de la politique" dit-il
Noël Mamère désormais "spectateur de la politique" dit-il © Maxppp - Aurelien Morissard

Après avoir quitté son fauteuil de député, et abandonné son écharpe de maire de Bègles, il y a un an, Noël Mamère est désormais "spectateur de la vie politique", et dit-il, n'a pas l'intention de replonger. Entretien.

France Bleu Gironde : votre nom a été cité pour mener une liste commune aux élections européennes l'an prochain. Est-ce toujours d'actualité ?

Noël Mamère : non, ce n'est plus d'actualité. Je n'étais pas candidat. Mes amis écologistes m'avaient proposé de conduire une liste si l'opportunité pouvait se présenter, avec nos amis de Génération.s. Aujourd'hui je crois savoir que les écologistes ont décidé de partir seuls. Et donc, dans la mesure où il n'y a pas cette liste de coalition, je resterai un spectateur attentif. Quand on a dit qu'on arrête la politique, il faut l'arrêter et ne pas faire comme les vieux chanteurs, et refaire sans cesse des tournées d'adieux...

C'est définitif ? Parce que Alain Juppé avait dit que ce serait son dernier mandat de maire mais qui peut-être, poussé par la pression, pourrait continuer. ça n'est pas votre cas ?

Non non non. Quand on dit ce que l'on veut faire, il faut le faire. Et de toute façon, les conditions ne sont pas réunies. J'espère que les écologistes parviendront à un accord avec Génération.s et toute une partie de la société civile qui ne se reconnaît pas dans la gauche de Mélenchon et dans la droite de Macron. Vu la situation dans laquelle se trouve l'Europe, nous avons besoin, de défenseurs de l'Europe, d'Européistes, des gens qui croient à une Europe solidaire, écologique, sociale. Je souhaite que les écologistes et les amis de Génération.s trouvent un accord.

Le mouvement Génération.s de Benoît Hamon a-t-il trouvé sa place sur l'échiquier politique, selon vous ? 

C'est très difficile de demander à une nouvelle formation politique, qui n'a un an, de trouver sa place. Le temps politique et le temps de la société ne sont pas les mêmes. Il faut laisser du temps au temps. Et il y a aussi urgence à répondre aux questions que se posent les Français. Il y a des réponses à apporter pour résoudre la crise écologique et sociale. Il faut aider Génération.s à cela puisque l'écologie est au coeur du programme de Benoît Hamon. Il faut trouver les conditions de cette coalition avec les écologistes et ramener vers nous, ceux qui nous ont tourné le dos, parce qu'ils sont dégoûtés de nos méthodes politiques.

Continuerez vous à animer ce débat politique même si vous n'avez plus de mandat ?

Non je ne crois pas. Vous savez, je vais avoir 70 ans, le 25 décembre de cette année. Je crois qu'il faut laisser la place aux jeunes générations. C'est pas parce qu'on a 70 ans, qu'on est vieux dans sa tête (certains le sont à 40 ans), mais quand, comme moi, on a été député durant 20 ans, et maire de Bègles durant 28 ans,  je pense qu'on doit considérer, qu'il y a un moment où l'on doit laisser la place et transmettre, quand on en a encore envie. Et c'est ce que j'ai fait.