Politique

Désignation surprise à En Marche : Isabelle Manzoni devient référente du mouvement en Loire-Atlantique

Par Antoine Denéchère, France Bleu Loire Océan samedi 7 octobre 2017 à 9:07

Isabelle Manzoni, dans les locaux de France Bleu Loire Océan, vendredi 6 octobre 2017
Isabelle Manzoni, dans les locaux de France Bleu Loire Océan, vendredi 6 octobre 2017 © Radio France - Antoine Denéchère

A la surprise générale, la direction d'En Marche n'a pas reconduit Stéphane Gachet comme référent départemental en Loire-Atlantique. C'est la nantaise Isabelle Manzoni, adhérente de la première heure, qui est désignée. Elle était jusque'là animatrice d'un comité local du mouvement.

Le mouvement créé en 2016 par Emmanuel Macron continue à se structurer : après l'adoption des statuts en août, En Marche a désigné vendredi ses 110 référents départementaux. C'est la direction collégiale du mouvement qui procède à ces nominations, après avoir consulté des députés et les animateurs des comités locaux de Loire-Atlantique. Celui qui assurait l'intérim depuis juin, le nantais Stéphane Gachet, était candidat, mais il n'a pas été retenu. C'est Isabelle Manzoni qui devient référente départementale de Loire-Atlantique, pour une durée de trois ans, renouvelable deux fois.

Je n'ai pas trente ans de mandats derrière moi, j'arrive avec mes convictions !"

Isabelle Manzoni est une novice en politique et l'assume : "nous sommes à En Marche, nous sommes un parti différent : nos députés viennent de la société civile dans leur immense majorité, ce sont des gens comme moi, [...] des gens normaux". Cette mère de famille de 44 ans (elle élève cinq enfants dans le cadre d'une famille recomposée), Inspectrice des Douanes en disponibilité, a adhéré à En Marche au lendemain de la création du mouvement, le 7 avril 2016, "immédiatement séduite par la personnalité et le programme d'Emmanuel Macron, brillant, iconoclaste, qui veut vraiment faire bouger les lignes et incarner le ni droite ni gauche". C'est la première fois que cette femme qui se décrit comme centriste (elle a voté Bayrou en 2007 et Sarkozy en 2012, y compris au second tour de la présidentielle) adhère à un parti. Elle a notamment participé à la Grande Marche, puis été mandataire financier de la campagne de la candidate Valérie Oppelt aux législatives à Nantes en juin.

Pendant cinq ans, il va falloir faire de la pédagogie"

Se retrouver ainsi à la tête du mouvement qui est au pouvoir en France ne lui fait pas peur pour autant, malgré son inexpérience. "Je n'ai aucune ambition personnelle, aucune intention d'être candidate pour devenir élue, je suis là pour fédérer les adhérent-es, je veux m"impliquer encore plus pour défendre ce que fait le Président et le gouvernement", explique Isabelle Manzoni. Elle estime qu'il faut "faire de la pédagogie : Emmanuel Macron a à cœur de réformer ce pays, de lui donner un nouveau souffle, des blocages sont à l'oeuvre, il va falloir en permanence remettre notre métier sur l'ouvrage !"

Isabelle Manzoni salue le travail effectué par Stéphane Gachet, durant son intérim de trois mois. Ce dernier ne souhaite pas s'exprimer, mais au sein du mouvement, cela crée quelques remous et questionnements. Certaines sources internes à En Marche estiment qu'il était "peut-être jugé trop proche du PS" et qu'il "a payé pour certaines erreurs".