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Politique

"Nous avons 24 jours pour faire mentir les pronostics" : Raphaël Glucksmann en meeting à Bordeaux pour les européennes

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Par , France Bleu Gironde

Le cofondateur de Place publique, tête de liste du parti socialiste pour les élections européennes du 26 mai, était en meeting à Bordeaux ce jeudi soir, devant 700 personnes, pour dire son "envie d'Europe", alors que sa liste recueille moins de 5% des intentions de vote selon le dernier sondage.

Entre 600 et 700 personnes ont assisté au meeting, dans lequel l'essayiste Raphaël Glucksmann a pris la parole.
Entre 600 et 700 personnes ont assisté au meeting, dans lequel l'essayiste Raphaël Glucksmann a pris la parole. © Radio France - Marie-Jeanne Delepaul

Bordeaux, France

Le théâtre Fémina de Bordeaux était plein aux trois quarts pour le meeting du parti socialiste, à trois semaines et demie des élections européennes du 26 mai. Pari réussi pour les organisateurs. «Certains voudraient nous faire croire que la gauche est morte, vous prouvez le contraire !» se félicite, sous les applaudissements, Jean-Luc Gleyze le président du département de la Gironde, en préambule. Un pari risqué pourtant, puisque le même soir, à la même heure, se tenait un autre meeting pour les européennes : celui de Yannick Jadot, candidat d'Europe-Écologie-Les-Verts.

Pendant plus de trois heures, les membres de la liste "Envie d'Europe" ont pris la parole, devant 700 personnes, pour défendre leur projet, porté par le parti socialiste, Nouvelle Donne et le mouvement Place publique. «Il faut faire de l'Europe le modèle de transition écologique et de justice sociale» résume Aline Blancher Mouquet, co-présidente de Nouvelle Donne et candidate girondine sur la liste Envie d'Europe. "Si nous voulons une Europe qui protège nous devons la changer. Le clivage droite-gauche n'est pas mort. Nous proposons de changer de logiciel, d'en finir avec la religion du libre-échange et le culte de l'austérité, nous voulons un protectionnisme écologique et social" appuie Raphaël Glucksmann, tête de liste.

Le public, plutôt sage, a rempli le théâtre Femina aux trois quarts. - Radio France
Le public, plutôt sage, a rempli le théâtre Femina aux trois quarts. © Radio France - Marie-Jeanne Delepaul

Croire à la "remontada" de la gauche

Mais l'adhésion des électeurs est loin d'être acquise : le dernier sondage Elabe publié ce mardi crédite la liste conduite par Raphaël Glucksmann à 4% des intentions de vote. Or le seuil fatidique qui permet d'envoyer des élus à Strasbourg est de 5%. "Nous avons 24 jours pour faire mentir les pronostics et raconter l'histoire d'une grande remontada. La gauche n'est pas morte, au contraire ! Regardez ce qui vient de se passer en Espagne, avec la victoire des socialistes aux élections législatives. Cela nous offre un message d'espoir et d'enthousiasme, c'est cela qu'il faut faire partout en Europe" insiste Raphaël Glucksmann, encouragé par des applaudissements.

ECOUTEZ - Raphaël Glucksmann

La gauche n'est pas morte" Raphaël Glucksmann

L'essayiste de 39 ans propose notamment un pacte finance-climat (une idée de l'économiste Pierre Larrouturou), un bouclier emploi pour lutter contre le chômage, un plan Erasmus pour tous les jeunes de 16 à 24 ans, pas seulement les étudiants. Côté financement, il veut instaurer un impôt sur les bénéfices des sociétés "comme cela existe déjà aux Etats-Unis" et la fameuse taxe sur les transactions financières.

Allier transition écologique et justice sociale

Andrée, 74 ans, voudrait bien y croire, mais elle hésite avec d'autres candidats de gauche, notamment Yannick Jadot (EELV). Alice, 23 ans, soupire : "Les partis de gauche ne sont pas à la hauteur de l'enjeu... Cela ne sert à rien d'avoir cinq ou six candidats différents qui font chacun 2% ! Ils auraient dû s'allier." Une critique que rejette l'économiste Pierre Larroutourou : «On a tout fait pour le rassemblement, je suis cinquième sur la liste que l'on porte aux européennes, j'étais prêt à descendre sur la liste si Benoît Hamon ou Yannick Jadot voulaient nous rejoindre mais ils ont refusé !»

Nous ne sommes pas les seuls à être écologistes, pas les seuls à être européens ni les seuls à être sociaux, mais nous sommes les seuls à allier les trois." Olivier Faure

Olivier Faure, le premier secrétaire du parti socialiste, insiste sur ce qui démarque leur liste des autres candidats de gauche : "Nous ne sommes pas les seuls à être écologistes, pas les seuls à être européens ni les seuls à être sociaux, mais nous sommes les seuls à allier les trois." C'est justement ce qui séduit Osiris, 23 ans, encarté PS, qui habite Mérignac : "Leur programme promeut à la fois la transition énergétique mais aussi économique et sociale, et surtout parle de la solidarité entre les peuples, notamment concernant la crise migratoire."

Le public, convaincu ou pas convaincu ? Le reportage France Bleu