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"Nous n'avons pas été pris en otage par les Verts" assure Marc Hervé, premier adjoint à la ville de Rennes

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu

Le refus de la ville de Rennes d'accueillir le Grand Départ du Tour de France en 2021 a suscité une vive polémique. Un élu socialiste sort enfin du silence pour expliquer le choix de la municipalité. Marc Hervé, premier adjoint à la ville de Rennes assure que la décision a été prise sans heurts.

Marc Hervé, premier adjoint à la ville de Rennes.
Marc Hervé, premier adjoint à la ville de Rennes. - Ville de RennEs

Après plusieurs jours de débats et de polémiques sur l'attribution du Grand Départ du Tour de France à Brest au détriment de Rennes, un élu de la majorité socialiste de la ville prend enfin la parole ce vendredi 14 août. Marc Hervé, premier adjoint de Nathalie Appéré s'explique sur ce qui a poussé la ville à refuser le départ de l'édition 2021 dans la capitale bretonne.

France Bleu : La majorité socialiste est restée très silencieuse depuis une semaine. Pourquoi prenez-vous la parole maintenant ?

Marc Hervé : Nous avons entendu beaucoup de critiques et d'observations suite à la décision prise par madame la Maire. Il nous paraissait opportun, dans un temps un peu plus calme, de pouvoir expliciter la voix de la majorité.

FB : Vous avez été étonné par l'ampleur de la polémique ?

M.H. : Il y a des expressions qui ont pu être critiquables et qui ont pu dépasser le cadre de la raison. 

FB : Vous pensez aux propos de Bernard Hinault qui a demandé à Valérie Faucheux de "fermer sa gueule" ?

M.H. : Il n'y a pas de personne à viser en particulier. La tonalité de ce débat ne rendait pas compte de ce qu'est une décision politique qui se base sur des arguments objectivables.

FB : Finalement, c'est donc pour une question de coût que la ville de Rennes a dit "non" au Grand Départ ?

M.H. : Nous aurons beaucoup de manifestations en juin 2021. Je pense à l'inauguration de la deuxième ligne de métro et au lancement de l'exposition de la collection Pinault notamment. Le Tour est venu se greffer à cela. On nous a proposé le Grand Départ mais l'investissement en moyens humains et financiers est beaucoup plus important que pour une simple étape. Il y a 700.000 euros à verser à la société organisatrice, sans parler des milliers d'euros de prestations. C'est un très gros budget dans une année marquée par la relance économique et des difficultés dans les recettes fiscales. C'est à ce moment-là que la majorité a été consultée dans son ensemble.

FB : Que répondez-vous à ceux qui disent que les commerçants ont besoin de cet événement et de ses retombées économiques ?

M.H. : Nous savons tout cela, mais avant l'impact économique il y a un impact budgétaire. L'exercice 2021 va être difficile. C'est à prendre en compte. Avant de pouvoir profiter des millions il faut pouvoir avancer les 700.000 euros et le reste. On ne peut pas toujours additionner les dépenses les unes aux autres. Nous devons être responsables par rapport à l'argent public et nous ne voulons pas dévier de notre trajectoire budgétaire. Les gens n'ont pas encore conscience de ce que va être l'impact de la Covid-19 sur le budget des collectivités.

FB : Avez-vous été "pris en otage" par les Verts ?

M.H. : Non ce n'est pas le cas. Nous avons une majorité plurielle et c'est le résultat de la démocratie et des urnes. Il y a un dialogue et un débat dans la majorité. Il y a des dimensions sur lesquelles des sensibilités appuient plus fort c'est vrai. La maire a tranché en fonction des arguments avancés. C'est ce choix que j'explicite aujourd'hui.

FB : La ville est-elle toujours candidate pour accueillir une étape ?

M.H. : Oui, nous sommes candidats, mais j'ai cru comprendre en lisant et en écoutant les déclarations de Christian Prudhomme que la polémique pouvait rendre plus difficile l'accueil du Tour par la ville de Rennes. Il en va maintenant de la décision des organisateurs.

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