Politique

"Hauts-de-France", le nom de la région a un an

Par Antoine Sabbagh, France Bleu Nord et France Bleu Picardie vendredi 17 mars 2017 à 6:00

Le beffroi de la CCI de Lille, l'un des symboles des Hauts-de-France
Le beffroi de la CCI de Lille, l'un des symboles des Hauts-de-France © Radio France - Antoine Sabbagh

Il y a quasiment un an, le 14 mars 2016, la nouvelle région née de la fusion entre le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie prenait le nom de Hauts-de-France. Les nordistes ont-ils adopté ce nouveau nom ? La région communique-t-elle assez dessus ? Eléments de réponse.

"Hauts-de-France" : le nom était arrivé en tête d'un sondage réalisé sur Internet. Et le 14 mars 2016 il devenait la nouvelle appellation de la nouvelle grande région née du rapprochement entre Nord-Pas-de-Calais et Picardie. Un an après ce nouveau nom semble avoir du mal à entrer dans les têtes des nordistes. Tous ceux que nous avons interrogé à Lille nous disent "parler encore de Nord-Pas-de-Calais" par "habitude" ou encore "parce qu'ils l'ont appris à l'école".

Les nordistes ont du mal à s'approprier le nom Hauts-de-France

Est-ce normal de mettre du temps à se faire au nouveau nom de sa région ? Absolument répond un spécialiste des marques. Jean Coulon, directeur du pôle Naming de l'agence spécialisée dans les noms de marques Nomen, explique que "ça prend du temps, des années même pour le changement de nom d'une collectivité"

"C'est tout à fait normal" explique un spécialiste des noms de marques

Mais la nouvelle région fait-elle vraiment tout pour que ses habitants s'approprient ce nom Hauts-de-France ? Pas franchement ! Premier exemple concret, les TER, les Trains Express Régionaux : 245 circulent tous les jours et...1 seul est habillé aux couleurs des Hauts-de-France. Autre illustration : les lycées. C'est une compétence régionale mais sur les lycées on voit encore les logos Picardie ou Nord-Pas-de-Calais.

Brigitte Fouré, Vice-présidente de la région en charge de la fusion "Un destin commun à construire"

Alors il y a bien eu des actions de communications, le changement de papier à en-tête, le stand unique des Hauts de France au Salon de l'Agriculture. Mais c'est encore très peu. "C'est progressif, ça prendra du temps, Paris ne s'est pas fait en un jour" se défend la Vice-présidente en charge de la fusion, la maire d'Amiens Brigitte Fouré. En tout cas le bilan financier de la fusion est pour l'instant négatif : elle a coûté 5 millions en 2016, notamment en frais de déplacements entre Lille et Amiens.