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Nouveau psychodrame chez les écolos pour désigner les candidates pour les régionales dans l'Hérault

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Par , France Bleu Hérault

Ce samedi les militants d'Europe Ecologie les Verts sont invités à valider la liste des candidats pour les régionales en Occitanie, mais la liste proposée dans l'Hérault est contestée par de nombreux militants qui ne reconnaissent pas leur vote du mois d'octobre.

Les militants devront entériner une liste élaborée dans des conditions contestables
Les militants devront entériner une liste élaborée dans des conditions contestables © Maxppp - SIMON DAVAL

Rien n'est jamais simple chez les écolo dans l'Hérault. Le Psychodrame des municipales à Montpellier n'a manifestement pas servi de leçon. Cette fois ce sont les listes des candidats pour les régionales qui posent soucis. Ce samedi, les militants d'Europe Écologie-Les Verts doivent entériner la liste des candidats dans les 13 départements d'Occitanie. Ces listes ont été constituées par département, à partir d'un vote effectué en ligne au début du mois d'octobre

Dans le département de l'Hérault, les militants EELV devaient choisir 8 hommes parmi 15 noms et 8 femmes parmi 9 noms. Près de 300 militants de l'Hérault (272) ont ainsi voté. Et surprise, sur la liste des femmes, le résultat met en tête, une nouvelle adhérente peu connue jusque là, Julia Mignacca. Un désaveu pour Zina Bourguet, conseillère régionale sortante, soutenue par l'ancien député Jean-Louis Roumégas qui se retrouve quatrième de la liste, en position non elligible. Un désaveu aussi pour Jacqueline Markovic, militante du courant Manu Reynaud (conseiller municipal de Montpellier) qui termine sixième sur la liste. 

Qu'à cela ne tienne ! La commission interne des élections décide de changer les règles du jeu et de positionner ces deux femmes en tête de liste. Il n'y a rien d'illégal dans cette démarche, car c'était annoncé très clairement :  le vote n'était que consultatif. 

"On bafoue le vote des adhérents pour satisfaire des intérêts individuels ou claniques"

La première à s'en indigner, c'est bien sûr la militante arrivée en tête des vote des militants et reléguée à la sixième place, Julia Mignacca "Je suis informée par mail que le vote des adhérents ne sera pas respecté. Les raisons ? J'aurais soutenu une liste concurrente lors de la campagne des municipales à Montpellier. (elle soutenait la liste Nous Sommes) Je n’ai pris aucune position publique et que le parti ne m'a pas suspendu ni fait de remontrance à ce sujet. (...) Autre raison : mon parcours militant ! Sur quels critères les membres de la commission jugent de mon parcours militant sans même m'avoir interrogée ? (...) Comment la commission peut elle assumer un tel manque de respect de la démocratie ? La commission bafoue le vote des adhérents pour satisfaire des intérêts individuels ou claniques. Je demande à la  commission de soumettre au vote de l'AG de ce samedi l'ordonnancement du vote initial des adhérents."

"Elle aurait pu assurer un peu de renouvellement en dehors des clans."

Mais tout cela laisse un goût amer pour certains militants qui parlent de "manœuvres pathétiques" bien loin de la démocratie revendiquée par le parti. "Cette jeune femme arrivée en tête des votes pouvait incarner la nouvelle génération, en dehors des courants du parti, elle aurait pu assurer un peu de renouvellement" explique un militant qui préfère rester anonyme par crainte des représailles de son parti. Des représailles ? Cela en dit long sur l'ambiance à EELV.

"Depuis le début rien n'est fait dans les règles d'EELV, la coupe est pleine." Coralie Mantion

Coralie Mantion, adjointe à l'environnement à la ville de Montpellier, tête de liste aux municipales pour EELV désapprouve elle aussi la méthode. "Je ne souhaite faire aucun commentaire sur ce qui se passe en interne au parti" nous a-t-elle précisé. Mais dans un courrier adressé aux militants, elle explique clairement "depuis le début du processus, rien n’est fait dans les règles d’EELV. Pour commencer, nous avons désigné notre tête de liste avant le vote stratégique. (...)Ensuite, dans l’Hérault, le mode de scrutin choisi, pour désigner nos candiadats, a été le vote uninominal (...) Alors que les statuts demandent un vote à la proportionnelle (...) ce qui permet une représentativité juste de toutes les motions. Et voilà maintenant que la CIRE(commission interne) détricote les votes départementaux des adhérents, parce que certaines personnes n‘étaient pas satisfaites des résultats sortis des urnes, alors même que ce sont elles qui ont mis en place la procédure (exemple flagrant dans l’Hérault). La coupe est pleine !" Et d'ajouter "Toute cette accumulation de faits me fera voter contre ces listes, pour que la CIRE revoit sa copie. A moins, que d’ici samedi, les instances internes se remettent en question"

"Il aurait été préférable d'organiser un vote à la proportionnelle."

De son côté Jean-Louis Roumégas reconnait un peu de confusion tout en justifiant le choix de la commission "Zina Bourguet avait été placée en tête de liste dans plus de la moitié des votes des militants, il n'était pas logique qu'elle ne se trouve pas en position éligible". Il oublie de préciser que dans de nombreux bulletins, sa protégée était placée en dernière position. Le vote des militants étant très clivé entre les pro "Roumagas" et les pro "Reynaud". Il ajoute qu'il aurait été préférable d'organiser un vote à la proportionnel qui n'aurait souffert d'aucune contestation.

Jean-Louis Roumégas précise que ce samedi, les militants pourront encore modifier l'ordre des candidats sur la liste proposée. Sauf que cette fois, ce sont tous les militants d'Occitanie qui seront amenés à voter et qu'il y a bien peu de chance que ceux du Tarn ou des Pyrénées-Orientales désapprouvent la liste proposée dans l'Hérault, ne connaissant ni les candidats, ni les" petits arrangements entre amis" opérés par certains.

Coralie Mantion précise d'ailleurs que techniquement il sera très compliqué de modifier l'ordre des candidats.

"Vouloir le pouvoir c'est bien, mais pas avec de telle querelle d'égos."

Ce nouveau psychodrame chez les écologistes de l'Hérault commence à sérieusement démotiver certains militants de longue date. "Vouloir le pouvoir, c'est bien car c'est qui permet de faire changer les choses, mais cela ne peut pas passer par des querelles de personne qui ne font qu'entacher une fois de plus la crédibilité de notre parti"

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