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Nouveau report des élections régionales : Carole Delga dit non

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Par , France Bleu Occitanie

Carole Delga, présidente de la région Occitanie, s'oppose fermement à l'hypothèse d'un report des élections régionales à 2022. Le calendrier électoral est embouteillé selon elle, et surtout elle dénonce un risque de "manipulation".

Carole Delga, lors de sa conférence de presse à l'hôtel de région
Carole Delga, lors de sa conférence de presse à l'hôtel de région © Radio France - Julien Corbière

Elle aime les campagnes électorales et de dit déterminée à se battre "comme une lionne". Et même si elle a conscience que cette campagne là ne sera forcément pas comme les autres, Carole Delga n'entend pas se laisser priver des élections régionales de juin prochain. Le Présidente de la région Occitanie, qui tenait un point presse ce lundi matin à l'hôtel de région de Toulouse, verrait dans ce deuxième report une manipulation contre le fonctionnement démocratique du pays.

La sortante a lu, comme beaucoup ce week-end, que le gouvernement réfléchissait à un nouveau report des élections régionales et départementales. Celles-ci devaient d'abord se tenir en mars. La campagne étant impossible dans les conditions sanitaires du moment, le Parlement va examiner dans les prochains jours l'hypothèse d'un report à la deuxième quinzaine du mois de juin comme le préconise Jean-Louis Debré, l'ancien Président du Conseil Constitutionnel.

Mais la crainte d'une nouvelle flambée épidémique fait circuler l'idée un nouveau report même si officiellement, il n'en est pas encore question. Cela deviendrait vraiment problématique puisqu'après, c'est l'élection présidentielle d'avril 2022 qui se profile. C'est donc impossible et ce serait même contraire à la tradition démocratique du pays explique Carole Delga : "Ce serait parfaitement incompréhensible et ce serait inadmissible, en matière démocratique, qu'il y ait une manipulation des dates des régionales et des départementales".

La crainte d'une manipulation électorale

Le Présidente sortante, qui est officiellement candidate à sa succession sans beaucoup de concurrents pour le moment, explique qu'il faut respecter le calendrier électoral : "Dans notre République, les élections locales se font avant l'élection présidentielle. C'est sain. Déjà que l'élection présidentielle oriente complètement les élections législatives, il ne faut pas qu'en plus, elle dicte les résultats des élections locales (...) Il n'est pas bon qu'on ait un report, à ce moment-là il y aurait une suspicion forte de manipulation. On a assez de problèmes à gérer en France, aux points de vue sanitaire, social et économique. Il faut qu'au niveau républicain, on soit dans la clarté et l'objectivité."

Pour Carole Delga, il est donc tout à fait possible, même si le covid est toujours là, d'organiser ces élections. Elle plaide pour une augmentation du nombre de bureaux dans toutes les communes, pour un allongement des plages horaires de vote dans les bureaux, et enfin pour la possibilité d'avoir deux procurations par électeur.

Stations de ski : Carole Delga volontaire mais pessimiste pour une réouverture jeudi

Concernant une éventuelle réouverture des remontées mécaniques dans les stations de ski, Carole Delga se prononce toujours pour, comme elle l'avait dit en décembre. Le gouvernement doit se prononcer ce jeudi. "Faire du sport en plein air, il n'y a pas de risque sanitaire. Quand on skie, on est éloigné, un peut très bien porter un masque et on a des gants. 

Quand on est dans les files d'attente des téléskis, là aussi il y a le masque (...) Au moins en février, qu'on ouvre les stations de ski parce que sinon il va y avoir des catastrophes économiques. Dans nos territoires de montagne, c'est le désespoir" explique Carole Delga.

Après la décision de couvre-feu à 18 heures annoncé pour tout le pays la semaine dernière, et alors que l'hypothèse d'un troisième confinement est d'actualité, elle convient que l'ambiance n'est pas vraiment au ski et qu'il est peu probable que le gouvernement lâche du lest : "Je suis pessimiste, on a un vrai désaccord avec le gouvernement là-dessus".

La semaine dernière, au lieu d'un couvre-feu national avancé, Carole Delga avait plaidé pour des mesures départementales, en fonction de la situation dans les territoires. Elle avait aussi proposé un "confinement du dimanche" pendant trois semaines.

Pour elle, il est clair que ce sont les réunions de familles et entre amis qui font progresser le virus. Une telle mesure aurait pu, peut-être, limiter les contamination à courte échéance, et donc permettre une réouverture des stations.

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