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Politique

Nouvelle-Aquitaine : le président de la Région sifflé par ses agents territoriaux

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Par , France Bleu Limousin

Les agents de la région Nouvelle-Aquitaine étaient en grève ce lundi 18 décembre, jour de vote du budget primitif 2018 à Bordeaux. Ils demandent l'harmonisation de leurs droits et s'inquiètent d'une "dévitalisation" des sites de Limoges et de Poitiers.

Une centaine d'agents se sont rassemblés dans le hall de l'ancien hôtel de région limousin.
Une centaine d'agents se sont rassemblés dans le hall de l'ancien hôtel de région limousin. © Radio France - Léo Tescher

Limoges, France

De mémoire de syndicaliste à la région, "c'est la plus grande mobilisation jamais effectuée". Huit cars sont partis de toute la région tôt ce lundi matin direction Bordeaux où 300 manifestants se sont retrouvés devant l’hôtel de région. À l'intérieur, certains ont sifflé le président Alain Rousset, d'autres ont tambouriné à la porte de l'Assemblée, perturbant ainsi la séance plénière de vote sur le budget primitif 2018.

Une promesse non respectée

Cette mobilisation est en fait le résultat d'un casse-tête annoncé pour la nouvelle région. Les 8500 agents, de Biarritz à Niort jusqu'à Guéret, sont repartis dans trois régimes différents selon qu'ils soient ex-Limousins, ex-Picto-Charentais ou ex-Aquitains. Désormais tous néo-Aquitains, ils espéraient les mêmes droits alignés par le haut. Finalement, les primes augmentent mais le temps de travail aussi, alors que les prestations sociales et les effectifs seraient, eux, revus à la baisse. 

Ce qui est d'abord reproché au président de la région Alain Rousset, c'est de ne pas avoir respecté sa promesse de candidat concernant l'alignement vers le haut des régimes indemnitaires.

Ensuite, les syndicats contestent la décision du Conseil Régional de les faire passer de six à cinq semaines de congés payés au prétexte qu'ils ne travailleraient pas 35 heures par semaine : "nous faisons nettement plus que les 1607h annuelles que vous nous réclamez !"

Les critiques de la fonction publique se font également vives sur la baisse de plusieurs prestations sociales. 

Un nouveau plan d'austérité redouté

La Région prévoit également des économies de 1,7 millions à 2 millions d'euros par année, pendant quatre ans. Ce qui fait craindre à l'intersyndicale la suppression de 200 postes à Limoges et à Poitiers d'ici 2021. "Soit l'effectif de deux directions ou de dix lycées" selon les représentants syndicaux.

Une nouvelle journée d'action est envisagée pour la mi-janvier, en même temps que les vœux du président.

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