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Politique

Olivier Carré : "Soufiane Sankhon a toute ma confiance"

lundi 4 mars 2019 à 20:01 Par François Guéroult, France Bleu Orléans

Le maire d'Orléans Olivier Carré réaffirme son soutien à son adjoint aux Sports Soufiane Sankhon, dont l'opposition réclame la démission. Candidat aux municipales de 2020, il ne sollicitera pas l'étiquette LREM et dit qu'il "n'imagine même pas" une candidature de son prédécesseur Serge Grouard.

Olivier Carré à propos d'une éventuelle liste dissidente de Serge Grouard en 2020 : "Je ne veux même pas l'imaginer"
Olivier Carré à propos d'une éventuelle liste dissidente de Serge Grouard en 2020 : "Je ne veux même pas l'imaginer" © Radio France - François Guéroult

Orléans, France

Mises au point. Invité de "Controverse", l'émission politique mensuelle de France Bleu Orléans, le maire d'Orléans Olivier Carré a fait le point sur ses relations avec Soufiane Sankhon et Serge Grouard, son positionnement pour les municipales de 2020, l'état d'avancement de certains dossiers majeurs comme Co'Met, et entamé un mea culpa sur la politique "vélo" menée par la ville d'Orléans.

Je souhaite à toutes les villes d'avoir un tel adjoint aux Sports !"

Olivier Carré a d'abord réaffirmé son soutien à Soufiane Sankhon, l'adjoint aux Sports au cœur d'une polémique sur une promesse de subvention de 130 000 € faite un peu vite et en solo à l'USO foot pour son centre de formation - tant et si bien que l'opposition PS et EELV réclame sa démission. "Il a toute ma confiance, a martelé Olivier Carré. L'opposition ne connaît pas les procédures et la façon de travailler quand on discute avec des clubs sportifs professionnels ! Soufiane Sankhon a accompagné les dirigeants de l'USO ; quand un club discute avec la Ligue sur un plan pluri-annuel autour d'un centre de formation, il doit produire un certain nombre de documents qui montrent qu'il y a bien un engagement de la Ville à accompagner le financement, c'est ce qui a été fait dans ce qu'on appelle dans le jargon une lettre de confort." Même si la lettre, écrite en octobre 2018, promet un vote dès décembre, alors que ce n'était pas prévu dans le budget de la Ville (ce qui explique que la subvention n'ait pas été votée à ce jour) ? "On peut faire l'exégèse d'une lettre administrative, mais l'important n'est pas là ! Est-ce que la ville ne suivra pas ? Non. Ce sera fait au cours d'une décision modificative." Et d'insister : "Je souhaite à toutes les équipes municipales d'avoir un adjoint aux sports aussi compétent, aussi reconnu par les sportifs pour tout ce qu'il a fait, et il fait énormément de choses." Une première partie à écouter ici :

Première Partie : la polémique autour de Soufiane Sankhon

Deuxième gros morceau : les élections municipales de 2020, pour lesquelles Olivier Carré sera candidat à Orléans. Avec qui ? Alors que les noms de Stéphanie Rist (députée LREM) et d'Olivier Geffroy (président départemental LR) circulent, Olivier Carré a refusé de commenter. "Je vous rappelle qu'il faut 55 noms sur une liste. Il faut arriver à se remettre en cause, et voir quels sont les hommes et les femmes qui travailleront ensemble pendant 6 ans, capables de se projeter sur l'horizon 2026. Ce n'est surtout pas l'affaire d'élites ; mais c'est beaucoup l'affaire d'hommes et de femmes qui ne sont pas marqués politiquement et qui veulent s'engager de façon citoyenne pour leur ville." D'ailleurs, Olivier Carré l'assure : "Je recevrai tous les soutiens qui collent au projet, mais _je ne demanderai pas d'investiture d'un parti politique_." Y compris, donc de la République en Marche et du parti Les Républicains. "Je suis divers droite, j'ai quitté les LR et je n'ai pas l'intention de demander une autre étiquette partisane." Olivier Carré n'a pas davantage voulu dire combien repartiront avec lui sur les 44 élus de la majorité municipale actuelle.

Serge Grouard a écrit aux Orléanais qu'il ne serait pas tête de liste en 2020"

En revanche, Olivier Carré a été plus loquace sur ses relations avec son prédécesseur Serge Grouard, qui semble prendre ses distances actuellement. "On a toujours fonctionné ensemble, je ne vois pas aujourd'hui ce qui fait qu'on ne fonctionnerait plus ensemble. Il a fait état publiquement qu'il avait quelques réserves sur certains points, mais pour le reste, j'observe qu'il est au conseil municipal, qu'il vote les budgets - et on en discute de la façon dont les choses se font !" Et de faire remarquer : "Serge Grouard a écrit aux Orléanais qu'il ne serait pas tête de liste aux prochaines élections, les choses sont très claires." Et si malgré tout celui-ci montait une liste dissidente ? "Ce serait son choix, mais je ne veux même pas l'imaginer" rétorque Olivier Carré. A noter aussi que l'actuel maire d'Orléans entame un mea culpa sur la politique municipale en matière de vélo : "C'est un point qu'il faut reprendre, concède-t-il. On n'est pas au niveau que j'aimerais que l'on soit." Une deuxième partie à écouter ici :

2ème partie : les municipales de 2020

Olivier Carré, invité de "Controverse" ce lundi 4 mars - Radio France
Olivier Carré, invité de "Controverse" ce lundi 4 mars © Radio France - François Guéroult

Il faut qu'il y ait davantage de formation universitaire à l'hôpital d'Orléans"

Comme le veut la tradition dans "Controverse", Olivier Carré a ensuite été confronté aux voix-mystères à identifier. Nous avions choisi de le faire réagir à trois personnalités : Sébastien Lecornu, ministre aux Collectivités territoriales, et co-organisateur du Grand débat national ; Eric Chevée, président du Ceser, pour son rapport sur les hôpitaux publics ; Xi Jinping, le président de la Chine, alors que la ville d'Orléans a engagé un partenariat avec la ville chinoise de Yangzhou.

  • Sur Sébastien Lecornu et le refus de la ville d'Orléans d'avoir elle-même organisé une réunion publique dans le cadre du Grand débat national : "On est dans une ville où beaucoup de monde, d'associations ont organisé un débat. On a estimé qu'il était délicat de prendre le leadership de l'organisation de ces débats, parce qu'à partir du moment où on est engagé dans la vie municipale, ça pouvait vite tourner à la réunion de quartier : l'interpellation aurait eu lieu sur la vie locale, cela aurait dénaturé le grand débat. Mais on a fait tout ce qu'il fallait pour mettre des salles à disposition."
  • Sur Eric Chevée et le manque de médecins de ville : "Il a raison sur le fond, et cela correspond aux interpellations permanentes que je fais auprès de l'ARS, l'Agence régionale de santé. Le manque de médecins est un sujet prioritaire. On communique sur l'attrait qu'il y a à exercer en tant que médecin sur l'Orléanais, on continue à développer les Maisons de santé." Quant à la préconisation du Ceser d'ouvrir une antenne délocalisée sur Orléans de la faculté de médecine de Tours, Olivier Carré y est favorable "à terme, mais le plus tôt possible" : "il faut qu'à l'hôpital d'Orléans, il y ait de la formation universitaire. On accueille déjà des internes sur des cycles courts de 6 mois, mais il faut qu'on passe à des services, pilotés par Tours, mais formateurs à Orléans."
  • Sur le jumelage avec Yangzhou : "Ce n'est pas ma marotte, dans ce mandat on aura ouvert 2 nouveaux jumelages, l'un avec La Nouvelle-Orléans, l'autre avec cette ville chinoise. Cela permet de lier nos cultures, et cela contribuera au dynamisme touristique que je souhaite voir arriver à Orléans."

Cette troisième partie est à écouter ici :

Troisième partie : les Voix de Controverse

La dernière partie a été l'occasion d'évoquer un certain nombre de grands projets :

Si on remplit la grande salle 4 fois dans l'année, ce sera très bien"

  1. Co'Met : l'enquête publique nécessaire au permis de construire débutera vendredi 8 mars. Pourquoi construire une salle de sports d'une jauge de 8 000 à 10 000 places, alors que l'affluence moyenne en pro-A de basket s'élève cette saison à 3 454 spectateurs (l'OLB jouant pour sa part en pro-B) ? "Cette salle, ce ne sera pas que pour l'OLB, mais si jamais on remplit la salle 4, 5 ou 6 fois par an, ce sera très bien et ce sera probablement pour autre chose que pour du basket. La salle pourra recevoir des spectacles, avec des artistes internationaux qui ne trouvent pas de grandes salles près de Paris quand celles-ci sont pleines, on sait qu'il y a un marché."
  2. Téléphérique Interives : "Lui est réellement repoussé par rapport aux dates de départ, mais il faut qu'il y ait des gens dedans, et donc des gens autour. Et pour cela, il faut que des immeubles commencent à pousser, c'est ce qu'il se passe aujourd'hui. _Il faut que le téléphérique fonctionne en 2021_."
  3. La cité musicale au Nord du pont de l'Europe : "Les gens du Conservatoire y travaillent, tout comme ceux de l'Astrolabe. On a eu aujourd'hui une réunion en conférence des maires de la métropole, car le terrain appartient à la métropole, c'est un projet qui sortira en 2023-2024. Cela met 2 fois + de temps d'études que de maçonnerie".
  4. Les passerelles vélo sur la Loire : "On sera dans l'engagement de campagne de trouver une solution définitive au problème des vélos sur le pont George V, mais _on ne sera pas dans l'engagement de dire que le problème aura été résolu avant la fin du prochain mandat (donc en 2026)_. Il est probable que je refasse une concertation sur le sujet dans les semaines qui viennent."

Une dernière partie à écouter ici :

4ème partie : les grands dossiers