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Politique

Olivier Dussopt : "ce n'est pas un gouvernement de droite mais un gouvernement qui se soucie de la solidarité"

lundi 4 mars 2019 à 10:38 Par Nathalie Rodrigues, France Bleu Drôme Ardèche

Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat à la fonction publique, était l'invité de France Bleu Drôme Ardèche ce lundi matin. L'ancien élu ardéchois qui vient, à l'origine, de l'aile gauche du Parti Socialiste, répond sur l'orientation politique du gouvernement dont il fait aujourd'hui partie.

Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat à la fonction publique, dans les studios de France Bleu Drôme Ardèche ce lundi matin
Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat à la fonction publique, dans les studios de France Bleu Drôme Ardèche ce lundi matin © Radio France - Florence Beaudet

Valence, France

Le gouvernement multiplie les marqueurs politique de droite : la suppression de l'ISF, la loi anti-casseurs, les contreparties pour les prestations sociales, l'impôt sur le revenu universel (idée lancée par la ministre de la Cohésion des Territoires Jacqueline Gourault mais retoquée par le Premier Ministre).

Invité de France Bleu Drôme Ardèche ce lundi matin, Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat à la fonction publique, rejette la qualification de "gouvernement de droite" : "la loi anti-casseurs, c'est une loi qui garantit la sécurité. La question des contreparties, c'est revenir à la philosophie intiale et originelle du RMI mise en place par Michel Rocard qui garantissait un revenu minimum de subsistance en contrepartie de formations, de parcours vers l'emploi."

"Le gouvernement est aussi le gouvernement qui augmente comme jamais le minimum vieillesse : nous l'augmentons de 100 euros en 24 mois. Nous augmentons l'allocation adulte handicapé, de 100 euros en 24 mois. Nous avons mis en place la prime d'activité, nous l'avons augmentée et nous avons en 2019 la plus forte augmentation des budgets des dépenses consacrées à l'hôpital, augmentation de 2,6%, ça n'avait jamais été fait depuis 2009. Je ne pense pas que ce soit la marque d'un gouvernement de droite, c'est la marque d'un gouvernement qui se soucie de la solidarité et qui applique le programme du président de la République."

Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat à la fonction publique

Faut-il supprimer certains services publics?

C'est la question que pose Emmanuel Macron dans sa lettre aux Français qui a ouvert le grand débat : "faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ?". 

Olivier Dussopt explique qu'aucun service public n'est sur la sellette, mais il faut se poser la question à l'occasion de ce débat dit-il : "il y a nécessité de réorganiser, d'être plus efficace. Il faut savoir ce que l'on attend de l'Etat, ce que l'on attend des communes, des Départements, voir comment on peut rendre un service de qualité tout en réalisant des économies, c'est aussi une des missions que nous devons respecter."

Le chef de l'Etat a fixé un objectif de suppression de 120 000 postes dans la fonction publique d'ici 2022. Olivier Dussopt rappelle qu'Emmanuel Macron s'est engagé à ne pas toucher aux effectifs du secteur hospitalier "où les choses sont suffisamment difficiles." 

L'effort sera porté par l'Etat et les collectivités locales. Olivier Dussopt assure qu'on peut faire aussi bien en terme de services publics avec moins si on réorganise et modernise : "j'ai été maire d'Annonay pendant 10 ans. J'ai divisé la dette de ma commune par deux, j'ai investi, j'ai réalisé des économies, je n'ai pas remplacé systématiquement les départs à la retraite, et je pense que la ville d'Annonay a connu un service public qui s'est amélioré. Donc nous portons cet objectif. Ce n'est pas un totem. On ne se lève pas tous les matins, moi et mes collègues, en nous demandant si ce sera 120 000, 110 000, 125 000. Ce n'est pas un totem mais c'est un objectif à une condition : garantir la qualité du service public, partout sur le territoire, dans les zones urbaines, comme dans les zones rurales."

"Il n'y aura pas de fermeture d'hôpital pour des problèmes financiers"

Interpellé par un auditeur sur la situation financière de l'hôpital de Privas (Ardèche) placé sous tutelle après une cessation de paiement, le secrétaire d'Etat à la fonction publique cite la ministre de la santé pour tenter de rassurer :  "c'est effectivement une situation compliquée, l'Agence Régionale de Santé ainsi que le ministère de la Santé ont nommé une tutelle pour assurer son redressement. La ministre de la santé s'est engagée sur un point : il n'y aura pas de fermeture d'hôpital pour des problèmes financiers."

"Il n'y aura pas de fermeture d'hôpital pour des problèmes financiers" Olivier Dussopt

La maternité de l'hôpital de Privas pourrait fermer et devenir un centre périnatal de proximité. "Ce ne sera jamais pour une question financière. Cela va dépendre de la présence de médecins, du nombre d'accouchements et de la capacité à garantir la sécurité des patients mais jamais pour des questions financières" assure Olivier Dussopt.