Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

Olivier Dussopt sur son entrée au gouvernement : "je suis cohérent avec mes convictions"

jeudi 7 décembre 2017 à 21:18 - Mis à jour le vendredi 8 décembre 2017 à 9:21 Par Florence Beaudet et Florence Gotschaux, France Bleu Drôme Ardèche

Pratiquement quinze jours après sa nomination comme secrétaire d'Etat à la fonction publique, Olivier Dussopt sort de son silence. L'ancien député PS du Nord Ardèche assume son choix de rejoindre le gouvernement pour "la réussite du quinquennat".

Olivier Dussopt à son bureau à Bercy
Olivier Dussopt à son bureau à Bercy © Radio France - Florence Gotschaux

Olivier Dussopt s'est imposé le silence depuis le 24 novembre et sa nomination au gouvernement. "Le temps de prendre connaissance des dossiers" dit-il. Le temps aussi de laisser s'estomper les attaques à son encontre.  L'ancien maire d'Annonay, réélu député du Nord Ardèche en juin et siégeant sur les bancs socialistes à l'Assemblée nationale, a subi le feu nourri de virulentes critiques sur ce qui est considéré comme une trahison par une partie des élus PS. "Je n'ai pas pour habitude de commenter les petites phrases ni d'entretenir les polémiques".

Il se dit plus cohérent que certains de ses détracteurs

Ce jeudi, après avoir accordé une interview au journal Le Monde, il nous a reçu dans son bureau à Bercy pour s'expliquer sur les raisons de son choix. Et il assume. Selon lui, il n'y a pas de reniement dans son choix. "Je suis socialiste, j'ai les valeurs d'un homme de gauche. J'ai été élu cinq fois avec cette étiquette en toute transparence contrairement à beaucoup de celles et ceux qui aujourd'hui me critiquent ou essaient de m'intenter tel ou tel procès". 

"J'ai toujours dit que je souhaitais la réussite du quinquennat. Je veux être utile." — Olivier Dussopt

Pour lui, sa décision est cohérente. "J'ai fait campagne aux élections législatives -comme d'ailleurs la plupart des candidats socialistes- en disant que je souhaitais la réussite du quinquennat. Quand le premier ministre et le président de la République me proposent de rejoindre l'équipe gouvernementale sur des questions qui me sont chères, c'est l'occasion d'être utile. L'important est d'avoir une cohérence personnelle et d'être en accord avec ses convictions politiques."

"Lorsque le premier ministre et le président de la République me proposent de rejoindre l'équipe gouvernementale sur des sujets qui me sont chers (...) c'est à la fois l'occasion d'être utile et de participer à la réussite du quinquennat" explique Olivier Dussopt

"Quand on vous propose d'agir, on ne refuse pas d'agir surtout quand c'est au service du pays" — Olivier Dussopt

Quant à son vote contre le budget du gouvernement trois jours avant sa nomination, il explique qu'il n'était pas présent à l'Assemblée nationale. Comme cela se fait habituellement, les députés PS présents ont voté pour les absents en respectant "une logique de groupe".

120.000 suppressions de postes de fonctionnaires

Certains des dossiers qui attendent le nouveau secrétaire d'Etat s'annoncent sensibles. A commencer par ce point du programme d'Emmanuel Macron : la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat. Des départs en retraite non remplacés. "Le programme d'Emmanuel Macron pour le service public et la fonction publique ne se résume pas à la question des effectifs. _Il faut se demander quel est le bon service public_, comment on le rend pour être efficace" assure l'Ardéchois qui prend l'exemple de la ville dont il a été maire pendant 10 ans: les services de la mairie et de l'agglomération d'Annonay ont été mutualisés ce qui a permis de faire des économie et de relancer l'investissement.

Olivier Dussopt, dans son bureau au ministère de l'action et des comptes publics à Bercy - Radio France
Olivier Dussopt, dans son bureau au ministère de l'action et des comptes publics à Bercy © Radio France - Florence Gotschaux

Fils d'ouvrier et secrétaire d'Etat

Dans son bureau au cinquième étage de "l'hôtel des ministres" au ministère de l'action et des comptes publics, Olivier Dussopt admire la vue: la Seine, la Cité de la mode et du design, Notre-Dame-de-Paris, le quartier de la Défense en arrière-plan. Être nommé secrétaire d’État, est pour ce fils d'ouvriers, né à Annonay, une sorte de revanche sociale

"Aujourd'hui, en étant membre du gouvernement, je ne suis pas tout à fait à la place où sociologiquement, naturellement en quelque sorte, la société m'aurait conduit".

Pas question de lâcher l'Ardèche

Olivier Dussopt, exclu du PS dès sa nomination au gouvernement, ne rejoindra pas la République en marche. Il compte rentrer en Ardèche chaque week-end parce qu'il "en ressent le besoin". Il s'est choisi comme directeur de cabinet Alain Triolle, le préfet de l'Ardèche qui devait -initialement- partir en Savoie. 

L'Ardèche et Annonay sont présentes sur son bureau où il a disposé une miniature de bus Iveco, une représentation de montgolfières et... trois châtaignes.

Retrouvez l'intégralité de l'interview d'Olivier Dussopt ce vendredi matin sur France Bleu Drôme Ardèche.

Olivier Dussopt a disposé des symboles de l'Ardèche sur son bureau à Bercy - Radio France
Olivier Dussopt a disposé des symboles de l'Ardèche sur son bureau à Bercy © Radio France - Florence Gotschaux