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Politique

Olivier Geffroy : "Je me sens à l'aise dans cette équipe et derrière ce maire"

lundi 5 novembre 2018 à 20:01 Par François Guéroult et Christophe Dupuy, France Bleu Orléans

Invité de "Controverse", Olivier Geffroy, adjoint LR chargé de la sécurité à Orléans, a clairement annoncé qu'il souhaitait continuer l'aventure avec le maire actuel Olivier Carré. Et il "met en garde tous ceux qui mettent trop de politique nationale dans les enjeux municipaux".

"Si Olivier Carré me le demande et si tous les voyants sont au vert, oui, j'ai la volonté d'être candidat sur sa liste en 2020"
"Si Olivier Carré me le demande et si tous les voyants sont au vert, oui, j'ai la volonté d'être candidat sur sa liste en 2020" © Radio France - François Guéroult

Orléans, France

A 47 ans, Olivier Geffroy, adjoint en charge de la sécurité à Orléans depuis 2014 et conseiller départemental du Loiret depuis 2015, est le nouveau patron de la droite dans le Loiret : en octobre dernier, il est devenu président départemental du parti Les Républicains. Avec la volonté de "remettre en mouvement" le parti LR au niveau local, mais aussi de peser sur les élections municipales de 2020.

Des kits de dépistage stupéfiants pour la police municipale"

Il y a d'abord son action en matière de sécurité à Orléans. A la longue liste d'arrêtés municipaux pris par son prédécesseur Florent Montillot (anti-bivouac, couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans, anti-rodéos...), et qui sont reconduits en toute discrétion chaque été, Olivier Geffroy a ajouté ses propres arrêtés : ivresse publique manifeste, Halloween... "Il ne faut se priver d'aucun moyen mis à la disposition du maire pour exercer son pouvoir de police et il faut apporter des éléments de nouveauté qui répondent à des problématiques du moment. Je me sens totalement à l'aise dans ce dispositif qui utilise toutes les couleurs de l'arc-en-ciel en matière de sécurité, car notre politique, ce n'est pas que du répressif, c'est aussi de la dissuasion et de la prévention avec un dispositif de parents-relais et de médiateurs extrêmement charpenté." Quant à l'efficacité de ces arrêtés qui conduisent chaque année à un nombre infime d'interpellations, l'élu estime que "cela démontre qu'il y a une prise de conscience des parents et des individus à laquelle les arrêtés participent".

Interrogé sur la vague de démissions qui a touché la police municipale d'Orléans cette année - 21 démissions sur 107 policiers - Olivier Geffroy nie "tout malaise" : "Ça rentre dans un contexte où toutes les polices municipales essaient de se renforcer et comme à Orléans les policiers municipaux sont très formés, nous devenons en quelque sorte "un vivier" dans lequel les autres villes aiment bien puiser." En outre, assure-t-il, "il faut bien prendre en compte que le métier de policier municipal est en train de considérablement évoluer, depuis les attentats de 2015." Par ailleurs, l'adjoint annonce que la police municipale d'Orléans vient d'être équipée de tests de dépistage sur les stupéfiants : "300 à 400 kits" ont été achetés, "chaque kit coûte 10 à 12 euros", afin de "trouver un moyen nouveau de lutter contre ce fléau de la consommation de stupéfiants au volant", on en est à la phase de tests, mais la décision est actée. Cette première partie de "Controverse" est à écouter ici :

La politique de sécurité à Orléans

Les LR aujourd'hui, c'est une ligne forte, pas une ligne dure"

Sur l'état du parti Les Républicains dans le Loiret, Olivier Geffroy refuse le qualificatif de "moribond", même si la chute du nombre des adhérents est sévère : 800 adhérents aujourd'hui contre 1 400 avant la présidentielle de 2017, soit une baisse de 43% en un an et demi. "On n'est pas en haut de la vague, mais 800 adhérents à jour de cotisation, il n'y a pas d'autre force politique dans le Loiret qui peut s'appuyer sur cette armée de combattants politiques. C'est l'une des raisons de mon engagement à la présidence départementale du parti : il y a une demande d'anciens sympathisants qui ne sont plus militants parce qu'ils ne s'y retrouvaient plus, qui sont en attente et qui sont prêts à se mobiliser pourvu que les choses bougent. On va prendre un certain nombre d'initiatives pour l'année 2019 et se remettre en mouvement."

Sur le fond, Olivier Geffroy estime que "Laurent Wauquiez fait le job", en défendant une "ligne forte et plutôt affirmée", qui "n'est pas une ligne dure", et qui "ne flirte pas avec le Rassemblement national" : "Maintenant, dans l'opposition, vous savez bien qu'il faut parfois forcer un peu le trait pour être audible - et ce n'est pas simple, d'être audible, et c'est peut-être d'ailleurs la force de Laurent Wauquiez. Mais il ne peut pas à lui seul incarner l'intégralité de toute la pensée sur tous nos sujets, le débat d'idées doit absolument avoir lieu dans notre famille." Assiste-t-on malgré tout à une radicalisation des militants LR quand 78% d'entre eux placent en priorité pour l'Europe "le renforcement des frontières européennes face à l’immigration" avec comme mesure plébiscitée "ramener les bateaux des migrants dans leur port d’origine" (consultation interne) ? "Non, le souci ce n'est pas de radicaliser, c'est de répondre à un défi migratoire", répond Olivier Geffroy, qui reconnaît que la mesure évoquée "est compliquée à mettre en oeuvre", et qu'il préfère "un plan Marshall pour l'Afrique."  Cette deuxième partie de "Controverse" est à écouter ici :

La reconstruction des LR et le défi européen

Tous les engagements de 2014 auront été tenus"

Comme le veut la tradition dans "Controverse", Olivier Geffroy a ensuite été confronté aux voix-mystères à identifier. Nous avions choisi de le faire réagir à trois personnalités : Edouard Philippe (lors d'une réponse à l'Assemblée nationale sur la question des carburants), Guillaume Peltier (qui s'est prononcé contre la PMA, la procréation médicale assistée) et Serge Grouard (sur le mystère de ses intentions pour 2020 à Orléans).

  • Sur Edouard Philippe et les carburants : "Tout le monde est favorable à la perspective d'une transition écologique, après c'est une question de rythme, de moyens et de perception ; + 23% d'augmentation du prix du gazole en un an pour des gens qui n'ont pas le choix pour utiliser leur voiture, c'est à la fois violent et injuste." Pour autant, Olivier Geffroy ne s'associe pas aux appels à bloquer les routes le 17 novembre : "Il faut être sérieux. un parti de gouvernement comme les Républicains ne peut pas appeler à bloquer des routes. Que Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan le fassent montre qu'ils sont dans la récupération politique."
  • Sur Guillaume Peltier et la PMA : "C'est un sujet extrêmement difficile qui appelle à une réflexion personnelle.  Il va falloir beaucoup de temps et de débats pour cerner les tenants et les aboutissants de ce sujet. On est en train, petit à petit, de s'engager dans une société du droit à l'enfant et à un moment donné, je ne sais pas quand, certains poseront la question des couples d'hommes et donc de la gestation pour autrui. Il ne faut pas non plus qu'on se serve de ce type de sujet pour fracturer davantage une société française qui n'en a pas besoin. Je suis vraiment en réflexion personnelle et je ne me laisserai pas enfermé par des calendriers là-dessus."
  • Sur Serge Grouard : "Les Orléanais lui doivent beaucoup, il fait partie intégrante de la majorité, et je n'imagine pas qu'il ne dise pas son mot sur la préparation des élections municipales de 2020. Est-ce qu'il sera sur la liste d'Olivier Carré, je n'en sais rien, je ne suis ni dans sa tête ni dans la tête d'Olivier Carré. Je peux en revanche vous assurer que les engagements que nous avons tous pris collectivement derrière Serge Grouard seront tenus. Ceci dit, c'est toujours très intéressant d'écouter Serge Grouard..."
"Serge Grouard a une voix qui porte, et on ne peut pas faire comme s'il ne parlait pas." - Olivier Geffroy - Radio France
"Serge Grouard a une voix qui porte, et on ne peut pas faire comme s'il ne parlait pas." - Olivier Geffroy © Radio France - François Guéroult

Cette troisième  partie de "Controverse" est à écouter ici :

Les voix de "Controverse"

Olivier Geffroy s'est bien sûr aussi exprimé sur les municipales de 2020 à Orléans : "Si Olivier Carré me le demande et si tous les voyants sont au vert, oui, j'ai la volonté d'être candidat sur sa liste en 2020", a-t-il indiqué, car "je me sens à l'aise dans cette équipe et derrière ce maire, je repartirais volontiers avec lui." Et ce même si Olivier Carré a claqué la porte du parti LR : "Les positionnements politiques des uns et des autres passent au second plan quand il s'agit de sujets communaux. Et moi je mets en garde ceux qui mettraient trop de politique nationale dans les enjeux municipaux. Les Orléanais attendent de nous qu'on travaille à leur quotidien, ils se contrefichent de savoir si j'ai telle ou telle position sur un sujet national." Olivier Geffroy ne s'inquiète pas non plus de voir certains des élus de la majorité municipale travailler à un projet LREM pour les municipales d'Orléans : "Tout le monde est légitime pour se saisir du sujet des municipales, les amis LR d'Orléans aussi sont demandeurs qu'on s'intéresse au sujet, et évidemment qu'on va s'y intéresser, et j'apporterai à un moment des éléments dans le débat pour la construction du projet. Après, il faut trouver la manière qui permettra à Olivier Carré de rassembler autour d'un projet et chacun sera amené à se positionner là-dessus." Cette dernière partie de "Controverse" est à écouter ici :

"Personne n'a le monopole pour s'intéresser aux municipales" - Olivier Geffroy