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Politique

Olivier Ihl : "Au PS, une ambiance crépusculaire de bérézina électorale"

lundi 23 janvier 2017 à 10:39 Par Nicolas Crozel, France Bleu Isère

Une participation faible, un second tour qui voit s'opposer deux lignes irréconciliables, pour le politologue grenoblois Olivier Ihl, cette primaire est un échec.

Benoit Hamon arrive en tête du premier tour de la primaire de la gauche
Benoit Hamon arrive en tête du premier tour de la primaire de la gauche © Maxppp -

"On est clairement dans un désaveu électoral" pour le politologue grenoblois Olivier Ihl, qui commentait ce premier tour ce lundi matin sur France Bleu Isère. Contrairement à ce que les organisateurs ont laissé entendre dimanche dans la soirée, la barre des 2 millions de votants ne sera pas atteinte, il y aura peut-être même moins de 1.5 million de participants. "Les électeurs ont voté avec leur pied, en boudant le scrutin et ceux qui se sont déplacés ont majoritairement donné (aux 2/3) leur approbation à ceux qui contestaient la politique menée depuis cinq ans. Donc c'est aussi un échec celui d'une ligne politique sanctionnée dans les urnes".

La réconciliation dimanche prochain ?

Le rassemblement promis pour "l'après primaire" sera très difficile à réaliser mais au fond ce n'est pas ça l'important, estime Olivier Ihl, "ce scrutin est beaucoup plus celui d'un congrès de parti, il s'agit d'abord de désigner celui qui tentera de reconstruire ce qui reste du PS durant des cinq prochaines années. "

"La fin d'un cycle électoral"

Le Partir socialiste est pris dans un étau (entre Mélenchon et Macron) et, note encore Olivier Ihl, ne parvient plus à rallier à lui les classes populaires et n'est plus majoritaire dans son propre camps. "La gauche c'est 35 % du spectre politique et au sein de ces 35%, le parti socialiste n'est plus la force majeure. il faut remonter à 1969 pour retrouver un PS dans cette état de délabrement. le PS est devenu une force d'appoint" constate encore le politologue grenoblois. reste à savoir de quelle force, les socialistes seront "l'apoint" ? Les prochains mois le diront. Olivier Ihl, ce qui est sûr c'est que "nous vivons la fin d'un cycle électoral, une ambiance crépusculaire qui annonce une bérézina électorale".

L'analyse d'Olivier IHL de sciences-po Grenoble après le 1er tour de la primaire de la gauche

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