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Orientations budgétaires de la Corse : «la quadrature du cercle»

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Par , , France Bleu RCFM

Le document d'orientations budgétaires de la majorité territoriale a été présenté aux élus de l’Assemblée de Corse ce vendredi. Un document qui rend compte d’une situation financière évidement tendue en cette période de crise.

Le cap budgétaire que la majorité territoriale souhaite suivre est expliqué aux membres des différents groupes de l’Assemblée de Corse ce vendredi
Le cap budgétaire que la majorité territoriale souhaite suivre est expliqué aux membres des différents groupes de l’Assemblée de Corse ce vendredi © Radio France - Olivier Castel

C'est le cap budgétaire que la majorité territoriale souhaite suivre qui est expliqué aux membres des différents groupes de l’Assemblée de Corse ce vendredi, puisque la présentation n’est pas assortie d’un vote. Si l'on suit le document, on se rend compte que la situation budgétaire de la Collectivité, sans être extrêmement tendue, n'est pas des plus larges.  Quelques chiffres sont à retenir pour bien comprendre la tension financière : 905 millions d’euros pour le fonctionnement de la Collectivité, 310 millions d’euros d'investissement, 475 millions d’euros d'autorisations de programmes (les projets que la Collectivité va co-financer). 

Mais derrière ces chiffres, il y a la dette qui pèse toujours sur les comptes, 879 millions d’euros au total, une somme importante et pour laquelle il faudra attendre 2056 afin que la collectivité soit totalement désendettée.

Un exercice impossible

"Nous sommes aujourd’hui dans un exercice impossible, la quadrature du cercle" Gilles Simeoni
"Nous sommes aujourd’hui dans un exercice impossible, la quadrature du cercle" Gilles Simeoni © Radio France - Olivier Castel

Cela dit "toutes les collectivités sont endettées et l'État donne l'exemple" a dit en substance Gilles Simeoni : « Nous sommes aujourd’hui dans un exercice impossible, la quadrature du cercle. Face à la crise, tous les États du monde ont généré une dette abyssale, c’est à ce prix que l’État, comme beaucoup d’autres en Europe, a pu maintenir une activité entrepreneuriale alors que la vie économique et sociale est à l’arrêt, avec une injection massive. Les États peuvent voter des budgets en déficit et nous CDC comme toutes les collectivités nous ne pouvons pas le faire car nous devons voter des budgets en équilibre. Or cette année les recettes s’effondrent et les dépenses augmentent, _le RSA on passe de 36 à 46 sans aucune recette corrélative_. » 

Gilles Simeoni

« Allons plus loin ! »   

Petru Anto Tomasi
Petru Anto Tomasi - DR/

Petru Anto Tomasi

Le débat d'aujourd'hui est l'expression d'une philosophie, une tendance, l'occasion pour Corsica Libera d'aller plus loin. Petru Anto Tomasi a demandé à l'exécutif de le faire en présentant un budget primitif de combat, pour répondre aux attentes du peuple corse, sans s'appuyer sur des contractualisations qui pullulent dans le "DOB" : « Ce qu’on souhaite c’est qu’on ait un budget primitif de combat sur des orientations qui rejoignent le fond de nos revendications que l’on puisse affiner d’ici quelques semaines en faisant les choix nécessaires par rapport à la stratégie de relance que nous voulons. _On en appelle à une action de combat sur ce BP, sur la revendication d’un statut fiscal, même si aujourd’hui les portes sont fermées car il faut que les Corses comprennent qu’on va dans le mur si on ne l’obtient pas_, qui doit être l’objet politique des mois et semaines à venir. »

« Heureusement il y a l’État… »

Pour l'opposition, François Orlandi a répondu aux vœux de l'exécutif d'une autonomie fiscale, l'élu du groupe Andà Per Dumane, a rappelé qu'en ces temps de crise, la solidarité nationale avait permis d'apporter un soutien plus fort que celui que l'on aurait eu si on avait eu à redistribuer la fiscalité locale prélevée sur une économie locale sinistrée :  « Nous ne disposons d’aucun pouvoir normatif propre en matière fiscale mais lorsque nous apprécions combien s’exerce la solidarité en cette période de crise j’ai envie de dire heureusement…que l’État dont on ne cesse de fustiger l’action, et même si parfois on peut se rejoindre dans ces critiques, l’État est resté attentif. En l’occurrence la solidarité nationale nous soutient certainement mieux qu’une fiscalité assise sur une économie des plus fragiles. »

François Orlandi

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