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Orléans métropole : le maire de Bou revient sur sa démission, deux citoyens saisissent la justice

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Par , , France Bleu Orléans

Nouveaux rebondissements à Orléans métropole. Bruno Cœur, le maire de Bou, annonce qu'il ne démissionne plus de sa vice-présidence. Deux citoyens ont saisi le tribunal administratif pour faire annuler l'élection de Florent Montillot à ce même poste, jeudi dernier.

Les nuages s'accumulent pour le début de cette nouvelle mandature à Orléans métropole
Les nuages s'accumulent pour le début de cette nouvelle mandature à Orléans métropole - DR

Va-t-on vers une crise majeure de la gouvernance au sein d'Orléans métropole ? Après l'installation rocambolesque du nouveau conseil métropolitain jeudi dernier, les nouveaux épisodes de ce mercredi 22 juillet le laissent à penser.

Bruno Cœur ne veut plus démissionner

Tout d'abord, dans un communiqué envoyé à la presse, Bruno Cœur, le maire de Bou, annonce qu'il ne démissionnera pas, finalement, de son poste de vice-président. Jeudi dernier, il avait été élu 15ème vice-président, avant de devoir démissionner quarante minutes plus tard, sous la pression conjointe du nouveau président de la métropole, le socialiste Christophe Chaillou, et du maire LR d'Orléans, Serge Grouard. Dans la foulée, Florent Montillot avait été désigné à la place de Bruno Cœur.

Mais un sérieux doute plane sur la légalité du procédé. Pour qu'une telle démission soit effective, il faut qu'elle soit dûment adressée au préfet. On ne pouvait donc pas, semble-t-il, procéder aussitôt à un nouveau vote pour élire un successeur. Cette fameuse lettre au préfet, Bruno Cœur a donc décidé de ne pas l'envoyer, ce qui revient à dire qu'il ne démissionne plus. 

"Faire de la politique autrement"

Une décision prise avec l'accord du conseil municipal de Bou. "Ce qui a fait pencher la balance, a expliqué Bruno Cœur dans le journal de 12h sur France Bleu Orléans, c'est le flux de messages de soutiens de la part de citoyens, habitants de la commune ou de la métropole. Nous avons reçu des centaines de témoignages d'encouragement qui me pousse à me maintenir à cette vice-présidence."

Surtout, explique l'élu à sensibilité écologiste, "cela signifie notre souhait de faire de la politique autrement, de remettre le citoyen au plus près des centres de décision, et non pas de céder à des arrangements de politiciens locaux, arrangements dans lesquels nous ne souhaitons pas entrer." Bruno Cœur indique ainsi que c'est dans cet esprit qu'il se rendra à la réunion des maires de la métropole, prévue ce jeudi après-midi pour répartir les délégations des vice-présidents. Quelle sera la réaction de Christophe Chaillou ? Pour l'heure, celui-ci refuse de s'exprimer.

L'intervention de Bruno Coeur dans le journal de 12 sur France Bleu Orléans, ce mercredi 22 juillet

Deux recours déposés devant le tribunal administratif

La situation est d'autant plus fragile que l'épée de Damoclès juridique se rapproche. Deux citoyens ont en effet saisi le tribunal administratif d'Orléans pour obtenir l'annulation de l'élection de Florent Montillot à ce fameux poste de 15ème vice-président. Le premier recours a été déposé par Patrick Communal, ancien avocat orléanais, qui l'a annoncé via son compte Facebook. Le second recours émane de Jean-Pierre Delpuech, enseignant et chef de file du Modem pour les élections municipales à Orléans (il figurait à la 25ème place sur la liste menée par Olivier Carré).

"Il m’était impossible de ne pas réagir de façon républicaine, précise Jean-Pierre Delpuech à France Bleu Orléans. Je suis professeur d'histoire-géographie, et donc aussi d'enseignement moral et civique : j'explique à mes élèves le fonctionnement des institutions. Comment ne pas être atterré par cette séance d'installation du conseil métropolitain : l'élection démocratique de M. Cœur suivie de son éviction brutale, dans des conditions de contrainte qui ne peuvent qu'interroger la justice ?" Et Jean-Pierre Delpuech de poursuivre. "La démocratie, c'est un combat de chaque jour. Le maire de Bou fait preuve aujourd'hui d'un très grand courage, il faut le soutenir, et ma démarche devant le tribunal administratif y participe."

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