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Orléans Métropole renonce officiellement à l'idée d'un réseau de bus 100% électrique

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Par , France Bleu Orléans

C'est désormais officiel : le réseau de bus TAO ne passera pas au "100% électrique", contrairement à ce qui avait été décidé en 2018 par Orléans métropole. L'actuel président Christophe Chaillou évoque désormais "un mix énergétique" et des bus hybrides sont commandés pour l'an prochain.

Seule la première commande de 29 bus électriques sera honorée par Orléans métropole auprès de l'Espagnol Irizar
Seule la première commande de 29 bus électriques sera honorée par Orléans métropole auprès de l'Espagnol Irizar - Irizar Mobility

Ce n'est pas une surprise, mais la décision est désormais officielle, et elle a été discrètement actée, jeudi soir, en conseil métropolitain : en votant le budget 2021 d'Orléans métropole, les élus ont entériné la fin du projet d'un réseau de bus 100% électrique, puisqu'une commande de bus hybrides est prévue pour l'an prochain.

"Ne pas être prisonniers d'une seule technologie"

C'est en novembre 2018 qu'avait été fixé cet objectif de faire passer l'ensemble de la flotte de bus du réseau TAO au 100% électrique - soit les 160 bus des lignes ordinaires. Au fil du temps, l'horizon avait été repoussé de 2024 à 2026, mais cette ambition, portée par l'ancien président d'Orléans Métropole, Olivier Carré, n'a jamais fait l'unanimité. Les détracteurs du projet évoquaient notamment les problèmes de recyclage de batteries produites en Chine et utilisant des métaux rares, ainsi qu'un coût prohibitif, évalué entre 105 et 150 millions d'euros.

"Il est naturel, en ce début de mandat, de revoir un certain nombre de projets, explique Christophe Chaillou (PS), qui a succédé à Oliver Carré (ex LR) à la tête de la métropole. Ce projet suscitait beaucoup d'interrogations, et il nous semble préférable d'opter pour un mix énergétique, plutôt que d'être prisonniers d'une seule technologie."

Des bus hybrides pour remplacer des bus vétustes

Dans la pratique, la première commande passée en décembre 2019 sera tout de même honorée : l'Espagnol Irizar livrera bien 29 bus électriques pour 19 millions d'euros, le premier véhicule doit arriver en janvier prochain et s'ajoutera aux 6 bus électriques utilisés par TAO pour les lignes ordinaires. Mais la métropole n'ira pas plus loin. D'ores et déjà, une commande d'une trentaine de bus hybrides figure dans les dépenses prévues pour 2021, pour 12,6 millions d'euros.

"Il y a en effet urgence à remplacer certains bus vétustes, souligne Christophe Chaillou. Cette vétusté est à l'origine de bien des dysfonctionnements actuels, et il est essentiel de permettre aux usagers de voyager plus sereinement. Il nous faudra, de toute façon, remplacer 80% de la flotte de bus actuelle, qui est vieillissante." Ce remplacement sera à la charge de la métropole : c'était l'une des nouveautés de la délégation de service public signée en 2019 avec Kéolis, qui avait obtenu de ne plus être propriétaire des bus du réseau TAO, car l'entreprise de transport estimait ne pas être en mesure, financièrement, d'acquérir les bus électriques.

En-dehors des lignes ordinaires, le réseau TAO utilise déjà 19 bus électriques pour les mini-bus, le transport à la demande et les lignes L et O
En-dehors des lignes ordinaires, le réseau TAO utilise déjà 19 bus électriques pour les mini-bus, le transport à la demande et les lignes L et O © Radio France - Patricia Pourrez

Reste qu'il faudra quand même réaliser les investissements pour équiper les dépôts de bus en bornes de rechargement électrique - près de 3 millions d'euros seront dépensés l'an prochain pour cela, ce qui fait dire à Matthieu Schlesinger, le maire d'Olivet, que "la métropole risque d'avoir la double peine : le coût de l'électrification du réseau sans ses avantages, car elle ne sera que partielle." Restera enfin à trouver une compensation écologique puisque le 100% bus électrique aurait permis de diminuer de 3% les émissions de gaz à effet de serre sur le territoire métropolitain.

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