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Otages : quelle rançon, quelles contreparties à la libération ?

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Par France Bleu

Le gouvernement maintient que la France n'a versé aucune rançon pour obtenir la libération de Pierre Legrand, Daniel Larribe, Thierry Dol et Marc Féret, revenus hier en France. Mais d'autres hypothèses semblent affirmées par des sources proches des négociateurs nigériens : le Niger pourrait avoir versé une rançon ou promis l'impunité du chef du groupe islamiste Ansar Dine.

Les ex-otages, en compagnie de François Hollande sur le tarmac de Villacoublay
Les ex-otages, en compagnie de François Hollande sur le tarmac de Villacoublay © Maxppp

"La France ne paie pas de rançon. Pour ce qui dépend de l'Etat français, il n'y a pas d'argent versé ", a réaffirmé le ministre des Affaires Etrangères Laurent Fabius mercredi soir sur TF1. Tout comme Jean-Yves Le Drian et la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem, qui eux aussi ont affirmé la position officielle de la France :

"Notre politique est constante en la matière. Nous n'avons pas changé de politique à l'égard des rançons" (Najat Vallaud-Belkacem)

Selon les informations du Monde , la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) aurait pourtant remis "plus d'une vingtaine de millions d'euros " aux ravisseurs, mais de manière indirecte. La somme aurait été prélevée sur des fonds secrets réservés aux services de renseignement.

Le Niger ou Areva ont-ils versé une rançon ?

Le doute plane également sur l'intervention du Niger. Mercredi à l'arrivée des otages, François Hollande à tenu à remercier le président nigérien Mahamadou Issoufou : "C'est lui, avec ses équipes, qui a pu faire les tractations nécessaires à la libération des otages ", sans plus de précisions. Sans démentir le versement d'une rançon côté nigérien, Jean-Yves Le Drian a également affirmé, mercredi soir au journal de France 2 :

"Le président du Niger a mené les discussions qu'il convenait de mener et elles ont abouti à un résultat positiif"

Le rôle des employeurs des ex-otages - Areva ainsi qu'une filiale du groupe Vinci - reste également flou. A la question de savoir si des entreprises privées ont versé des fonds, Laurent Fabius s'est contenté de répondre : "Non, pas d'argent public versé ".

Les propos de Diane Lazarevic, fille d'un des otages encore retenus en Afrique, semblent aller dans le sens de cette thèse. Interrogée par Europe 1, elle a affirmé :

"Le Quai d'Orsay m'a bien dit il y a deux mois que la France ne paierait pas mais que sûrement Areva le ferait. Ce sont les mots du Quai d'Orsay".

L'entreprise a répondu que "Jean-Yves le Drian a été très clair, il n'y a pas eu de rançon ".

L'impunité garantie pour un chef islamiste ?

Dernière thèse : l'essentiel des négociations serait politique. Une source proche du dossier a affirmé à l'AFP qu'en effet "quelque 20 millions d'euros ont été versés ", "mais ce n'est pas l'argent qui a vraiment pesé dans les négociations " :

"Ce qui a fondamentalement pesé, c'est le sort politique ou disons le sort tout court d'Iyad Ag Ghaly, qui veut qu'on le laisse tranquille, qu'il n'y ait pas de poursuites judiciaires contre lui et plusieurs autres de ses proches".

Or, Iyad Ag Ghaly est le chef du groupe islamiste armé Ansar Dine, qui est notamment sous le coup d'une trentaine de mandats d'arrêt au Mali, pour "sédition " et "terrorisme ". Le chef d'Ansar Dine aurait donc demandé l'impunité. "Je crois que cette assurance lui a été donnée ", assure la source proche du dossier à l'AFP.

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