Politique

Les soutiens de Manuel Valls dans l'Ouest breton ont du mal à digérer

Par Valérie Le Nigen, France Bleu Breizh Izel lundi 30 janvier 2017 à 18:23

Benoit Hamon à la sortie de Matignon, au lendemain de sa désignation comme candidat
Benoit Hamon à la sortie de Matignon, au lendemain de sa désignation comme candidat © Maxppp - Christophe Morin

Gilbert Le Bris, député socialiste de Concarneau s'en tiendra à un soutien passif et ne fera pas campagne pour soutenir Benoit Hamon. La députée Marie-Thérèse Le Roy se prononcera après la réunion du groupe parlementaire socialiste prévu à l'Assemblée Nationale ce mardi. Pas simple.

La question est simple : vous avez soutenu Manuel Valls pendant la primaire. Allez-vous faire campagne pour Benoit Hamon.

Gilbert Le Bris, député de Concarneau s'en tiendra à un soutien passif : " Je m'imagine mal monter sur les estrades pour soutenir des idées auxquelles je ne crois pas". D'autres comme la députée Marie Thérèse Le Roy réservent leurs positions après la réunion du groupe parlementaire socialiste prévue ce mardi à l'Assemblée Nationale. Comme si se ranger derrière le vainqueur n'était pas une simple évidence.

La députée finistérienne Patricia Adam fait savoir sur les réseaux sociaux qu'elle soutiendra le vainqueur. D'autres personnalités politiques ne nous répondent pas. Leur silence est assourdissant. A moins qu'ils n'aient pas pris connaissance de nos messages ? En tout cas, le député, Gwendal Rouillard dans le Morbihan, le maire de Lorient Norbert Metairie, le maire de Brest François Cuillandre, la sénatrice finistérienne Maryvonne Blondin ne nous ont pas connaitre leur position ce lundi soir à 20H.

Marc Coatanea, le premier secrétaire fédéral du PS dans le Finistère est l'un des rares secrétaires fédéraux de France à être resté neutre pendant la primaire. Il appelle les élus à faire campagne pour Benoit Hamon et pense que tout le monde va s'y mettre. "C'est juste une question de temps". Cela ressemble à de la méthode Coué.

Quant à Philippe Nogues, le député morbihannais qui a claqué la porte du PS en juin 2015 pour cause de désaccord avec la ligne politique de François Hollande, il dit qu'il soutient aujourd'hui Benoit Hamon en espérant des discussions avec les autres candidats de gauche. Mais il ne reprendra pas sa carte au PS. " C'est un parti à bout de souffle" dit-il.