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Politique

Parlement européen : nouvelle attaque allemande contre le siège de Strasbourg

lundi 11 mars 2019 à 11:38 - Mis à jour le lundi 11 mars 2019 à 19:00 Par Aude Raso, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass

Après une déclaration très remarquée d'Angela Merkel l'été dernier, c'est au tour de la nouvelle présidente de la CDU de plaider pour le "regroupement du Parlement européen" à Bruxelles, au détriment du siège strasbourgeois.

Le Parlement européen à Strasbourg, en 2018
Le Parlement européen à Strasbourg, en 2018 © Maxppp -

Strasbourg, France

La petite phrase suscite une nouvelle levée de bouclier à Strasbourg. Dans une réponse à la tribune d'Emmanuel Macron sur l'Union européenne, la nouvelle présidente de la CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer, remet clairement en cause le siège strasbourgeois du Parlement européen. "Nous devons (...) prendre des décisions trop longtemps différées et abolir les anachronismes. Cela vaut notamment pour le regroupement du Parlement européen en son siège à Bruxelles", écrit-elle dans une tribune publiée le 10 mars et intitulée "Bien faire l'Europe".

Levée de bouclier à Strasbourg

Ce n'est pas la première offensive venue d'Allemagne. En juin dernier, la chancelière allemande en personne, Angela Merkel, déclarait à Munich lors d'un congrès du PPE : "Je pense que le Parlement européen doit concentrer son travail sur un site". Les élus français de tout bord s'étaient insurgés de ce changement de position de la CDU... et s'étaient alarmés de l'absence de réaction d'Emmanuel Macron.

La nouvelle pique venue d'Allemagne inquiète. "Je suis choquée", déclare Catherine Trautmann, vice-présidente de l'Eurométropole en charge du rayonnement européen de Strasbourg, qui y voit une "entaille profonde dans l'amitié franco-allemande". Comme à chaque fois, les défenseurs du siège en Alsace rappellent que les textes européens consacrent Strasbourg comme siège du Parlement européen, et non Bruxelles. Certains plaident même pour un regroupement... à Strasbourg, et dénoncent les coûteux travaux de rénovation du bâtiment bruxellois.

Ce récent changement de position de la CDU vient s'ajouter à la longue liste des attaques contre le siège strasbourgeois ces dernières années. Dernière en date, en janvier, le populiste Luigi di Maio, numéro deux du gouvernement italien, publiait un Facebook live devant le Parlement européen de Strasbourg pour dénoncer le "gaspillage d'argent".

Lundi, la ministre en charge des Affaires européennes Nathalie Loiseau a réagi : "Non il n'est pas question s'abandonner le siège du Parlement", a-t-elle déclaré.