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Dossier : Coronavirus

Patrick Devedjian, ancien ministre et président des Hauts-de-Seine, est mort du coronavirus

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Paris

Patrick Devedjian est mort, à l'âge de 75 ans, dans la nuit de samedi à dimanche, annonce le conseil départemental des Hauts-de-Seine, des suites du coronavirus. Il était président de ce département, ancien ministre et ancien député.

Patrick Devedjian est mort du coronavirus.
Patrick Devedjian est mort du coronavirus. © AFP - LOIC VENANCE

Patrick Devedjian a succombé au coronavirus, dans la nuit de samedi à dimanche, annonce le conseil départemental des Hauts-de-Seine, dont il était président depuis treize ans. Il avait été ministre sous Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, secrétaire général de l'UMP ou encore député. Il avait 75 ans. 

Diagnostiqué positif au Covid-19, Patrick Devedjian avait été placé en observation mercredi dans un hôpital de son département.

Dans ses derniers tweets, publiés jeudi 26 mars, Patrick Devedjian témoignait "du travail exceptionnel des médecins et de tous les personnels soignants". Il remerciait aussi "tous les personnels du département des Hauts-de-Seine qui se sont mobilisés pour répondre aux besoins des habitants !".

La classe politique, à droite bien-sûr, mais aussi à gauche, rend hommage à un homme passionné par la politique, par son territoire des Hauts-de-Seine et d'une grande culture.

Les hommages à un homme "libre", "cultivé", d'une "très grande énergie"

Parmi les premiers à réagir, Gérard Larcher, le président du Sénat, a exprimé sa "grande tristesse d’apprendre la mort de Patrick Devedjian. Homme courageux et totalement dévoué à sa ville d’Antony et aux Hauts-de-Seine."

L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy avait compté Patrick Devedjian parmi les ministres de son gouvernement . "Il incarnait la politique comme je l'aime, avec des sentiments, des convictions, du panache" réagit-il sur Twitter.

Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, ancien du RPR et de l'UMP, parle d'un "esprit libre à la parole libre".

Emotion également de Laurence Parisot, l'ancienne patronne du Medef, qui connaissait Patrick Devedjian depuis sa jeunesse : "C'est un homme qui avait un goût de la liberté très grand et qui, avec cet attachement à la liberté, était capable de déployer une très grande énergie au service de notre pays, de sa ville Antony, du département, de la région Ile-de-France (...) Tout ceci est très émouvant, d'autant plus que, comme il l'avait tweeté lui-meme, il y a quelques jours, il pensait qu'il était en train de s'en sortir de cette saloperie".

Pierre Moscovici, ancien ministre socialiste et ex-commissaire européen, regrette "cet homme cultivé, courtois, authentiquement libéral et européen".

Un long parcours politique national et local, au RPR puis à l'UMP

Patrick Devedjian avait commencé sa carrière politique à l'extrême-droite, avant de rejoindre les gaullistes au début des années 70. Co-fondateur du RPR, avec Charles Pasqua, il en a été le porte-parole. Il a aussi été secrétaire général de l’UMP (2007 à 2008). C'était un proche de Jacques Chirac, dont il a été ministre.

Patrick Devedjian a occupé de nombreuses fonctions et mandats : ministre délégué chargé des libertés locales (2002 à 2004), il a piloté l’acte II de décentralisation ; ministre délégué à l’industrie (2004 à 2005), il a œuvré à la libéralisation des télécommunications ; ministre chargé du plan de relance (2008 à 2010), il a affronté la crise financière.

Dans les Hauts-de-Seine, cet avocat de profession a été député de la 13e circonscription, maire d’Antony de 1983 à 2002, conseiller départemental à partir de 2004, puis président du conseil départemental en 2007.

C'était aussi un ardent défenseur de la cause arménienne, le pays d'origine de sa famille. 

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