Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

Patrick Weiten, premier élu français à prendre la parole devant le parlement de Sarre, en Allemagne

-
Par , France Bleu Lorraine Nord

Le président du conseil départemental était ce mercredi au Landtag de la Sarre, à Sarrebrücken, en Allemagne, où il s'est exprimé en ouverture de séance, une semaine avant la signature du "nouveau traité de l'Elysée". Un élu étranger devant cette assemblée, c'est une première historique.

Patrick Weiten
Patrick Weiten © Radio France - Magali Fichter

Patrick Weiten a passé la frontière mercredi. Le président du département était à Sarrebrücken, en Allemagne, au Landtag de la Sarre, où il s'est exprimé en ouverture de séance, une semaine avant la signature du "Nouveau traité de l'Elysée" entre Paris et Berlin. Un symbole fort, puisque c'était la première fois qu'un élu étranger s'exprimait devant le parlement sarrois. Une résolution sur les relations transfrontalières a d'ailleurs été adoptée à l'unanimité par les députés allemands.

Ich bin ein Saarländer" - Patrick Weiten, président du département de la Moselle

Un déplacement d'abord symbolique de l'amitié franco-allemande, et "mosello-sarroise", célébrée d'abord avec humour par le président du Département, qui a conclu son discours par un "Ich bin ein Saarländer", clin d'oeil au "Ich bin ein Berliner" de J.F. Kennedy. Les députés sarrois qui se sont succédés à la tribune lui ont rendu la politesse, parfois en français dans le texte, pour dire à quel point les deux territoires sont proches, par leur histoire et par leur quotidien. Il y a, par exemple, cette député du parti de gauche Die Linke, qui s'exclame : "Une frontière, mais quelle frontière ?", ou encore cet autre élu du SPD qui raconte comme il adore se rendre dans les parcs mosellans avec sa fille.

Des projets dans l'éducation, les transports, ou l'apprentissage de la langue

Mais au-delà des anecdotes, des projets concrets ont également été abordés, même si le département de la Moselle a, de fait, moins de compétences en France que le Land de Sarre n'en a en Allemagne. Patrick Weiten souhaite par exemple jumeler tous les collèges de Moselle avec des collèges sarrois, développer une ligne de bus autonome transfrontalière, renforcer les crèches bilingues, créer une maison des langues, ou encore travailler sur les maisons de retraite. 

Faire reconnaître la particularité "mosello-sarroise"

Des expérimentations pour lesquelles il faut être entendus de Paris et Berlin, et c'est aussi le but - politique - de cette journée. "C'est ici, plus qu'ailleurs, que bat le coeur de l'Europe, nous devrions donc avoir la particularité sur ce territoire d'organiser des relations de proximité sans passer par le filtre de nos capitales", martèle Patrick Weiten, qui ne cache pas son ambition de voir la Moselle devenir une collectivité territoriale européenne, comme cela va être le cas pour l'Alsace. 

On demande des libertés pour agir, on demande aussi des financements." - Stephan Toscani, président du Landtag de Sarre

Stephan Toscani, le président du Landtag, abonde en ce sens : "On demande des libertés pour agir, on demande aussi des financements. Car ce que nous faisons à la frontière, ça compte dans l'ensemble des relations franco-allemandes." Les deux élus se sont donnés rendez-vous au conseil départemental de Moselle, à Metz, le 9 mai prochain.