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Politique

Paul Giacobbi : "et maintenant, que vais-je faire ?"

mardi 21 février 2017 à 8:47 Par Hélène Battini et Patrick Vinciguerra, France Bleu RCFM

Paul Giacobbi laisse planer le doute sur sa candidature aux législatives de juin prochain et annonce qu'il pourrait se retirer de la vie publique. Le député a rompu le silence qu'il observait depuis sa condamnation par le tribunal correctionnel de Bastia dans l'affaire dite des gîtes ruraux.

Paul Giacobbi
Paul Giacobbi © Maxppp - maxppp

Corse, France

"Nul n'est irremplaçable"

Dans un communiqué, rendu public ce lundi, Paul Giacobbi déclare ne pas avoir pris de décision définitive concernant sa candidature aux législatives de juin prochain. Le député sortant de la deuxième circonscription de Haute-Corse va plus loin : il évoque carrément son possible retrait de la scène politique, "ceux qui me connaissent, écrit-il, savent bien que je n'ai jamais été attaché aux vanités des mandats publics, et que, depuis bien des années, j'aspire à prendre du recul, voire à quitter la vie publique". Paul Giacobbi annonce qu'il va consulter ses proches et sa famille avant de prendre une décision, rapidement, précise-t-il.

La fin d’une dynastie

Si cette éventualité se confirme, c'est une page importante de l'histoire contemporaine de la Corse qui serait tournée. Elle pourrait signifier la fin d'une dynastie, la dynastie des Giacobbi présente sur l'échiquier politique insulaire, mais aussi national, depuis la fin du XIXème siècle. Elle a débuté avec Marius Giacobbi : maire de Venacu, conseiller général, puis député et sénateur au début du XXème siècle. Son fils Paul, le grand-père du député actuel, a pris la suite. Ministre à plusieurs reprises sous la quatrième République. Il est aussi l'un des rares parlementaires, en juillet 40, à avoir voté contre les pleins pouvoirs à Philippe Pétain. Puis vint François, député, sénateur, sous-secrétaire d’État, et notamment président du conseil général de Corse avant la bidépartementalisation. Enfin, dernier en date, Paul, son fils, qui aujourd'hui laisse entendre qu'il pourrait tirer sa révérence, quitter la scène politique. Il pourrait ce mardi, au palais Bourbon, à l'occasion de la lecture définitive du projet de loi de collectivité unique, prononcer son ultime discours de député. Ironie du sort, c'est lui, alors qu'il était à la tête de la CTC, qui a lancé le débat.

Quid de la représentation à gauche aux législatives?

A court terme, si Paul Giacobbi renonce à briguer un nouveau de mandat de député dans la deuxième circonscription de Haute-Corse, celle de Corte/Balagne, qui pourrait prendre sa place au sein de la gauche non communiste ? Un nom circule depuis plusieurs semaines, c'est celui de Francis Giudici, le maire de Ghisonaccia qui appartient à la majorité départementale de Haute-Corse, proche de Paul Giacobbi. Problème, Francis Giudici serait obligé de choisir entre sa commune et le palais Bourbon, loi sur le cumul des mandats oblige. De plus, ce dernier se situe toujours dans le camp libéral et présidait d’ailleurs il y a quelques semaines le comité de soutien à Bruno Lemaire à la primaire de la droite et du centre. En l'absence du député sortant sur la ligne départ, un espace se libérerait donc à gauche, les radicaux pourraient alors se positionner (pourquoi pas Anthony Alessandrini, le président de la fédération de Haute-Corse). Une autre candidature est possible, celle du balanin Hyacinthe Mattei, socialiste et anti « Giacobbiste ». En attendant que la situation se décante, c'est la droite avec Stéphanie Grimaldi qui a l'investiture Les Républicains, ainsi que le camp nationaliste qui se frottent les mains.