Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

Pays basque : "le temps de la paix n'attend plus"

samedi 2 décembre 2017 à 20:16 Par Valérie Menut, France Bleu Pays Basque

Les propos sont de Jean-René Etchegarray, le président de la l'agglomération Pays basque, qui ce samedi 2 décembre, était au côté de nombreux élus et Artisans de la paix. Tous pour affirmer leur soutien au grand rassemblement du 9 décembre prochain à Paris.

Près de 70 élus et acteurs des Artisans de la paix réunis à Bayonne ce samedi matin.
Près de 70 élus et acteurs des Artisans de la paix réunis à Bayonne ce samedi matin. © Radio France - Valérie Menut

Pays Basque, Pyrénées-Atlantiques, France

"Le temps de la paix n'attend plus. Ce n'est pas 6 ans de plus !" Jean-René Etchegarray, le président de l'agglomération Pays basque est catégorique : le processus de paix concrètement enclenché le 8 avril dernier avec le désarmement effectif d'ETA doit se poursuivre et rapidement. Hors de question d'attendre des années explique-t-il, faisant allusion au "temps du piétinement" suivant la Déclaration d'Aiete (Saint Sébastien, le 17 octobre 2011), qui ne sera donc suivie de faits que six ans plus tard "grâce à la société civile".

Jean-René Etchegarray : "que le Gouvernement français traite les prisonniers basques dans une situation de droit commun sans demander à Madrid ce qui doit être fait..."

C'est donc une 2ème étape cette année que les Artisans de la paix, soutenus par 1 003 élus, entendent franchir ce 9 décembre, en manifestant à Paris pour que le Gouvernement se saisisse de la situation des prisonniers basques. "Une étape incontournable. Non pas pour oublier ni pour amnistier, mais une étape nécessaire vers la réconciliation" argue Jean-René Etchegarray, convaincu que le "Gouvernement français doit s'affranchir de Madrid pour appliquer le droit commun aux prisonniers basques". Vincent Bru acquiesce : "Le Pays basque a trop attendu du fait de la surdité de la France et de l'Espagne", le député MoDem de la 6ème circonscription des Pyrénées Atlantiques perçoit les signes du Gouvernement, mais admet qu'il "ne faut pas s'en contenter et que la situation doit être vite réglée".

Vincent Bru, le député de la 6ème circonscription des Pyrénées Atlantiques

1.003 élus de tout bord ont apporté leur soutien cette fin de semaine, au rassemblement de Paris, en juxtaposant leur signature. Un consensus "signe de la maturité politique de ce territoire" souligne le sénateur LR des Pyrénées Atlantiques Max Brisson, qui s'est par ailleurs réjouit de l'annonce ce 2 décembre d'ETA. L'organisation séparatiste basque a signifié qu'elle "ne dirigeait plus l'activité des prisonniers basques et que ceux-ci ne répondaient plus à ses directives". Un frein levé dans les discussions sur le sort des prisonniers basques qui n'est pas le fruit du hasard, à une semaine du rassemblement parisien.

Le sénateur LR des Pyrénées Atlantiques, Max Brisson : "Les réseaux d'ETA ne fonctionnent plus dans les prisons françaises, nous demandons au Gouvernement d'en prendre acte..."